TENERIFFE

Quelques remarques sur l'île

Pour ceux qui ne veulent pas les détails touristiques et qui s'intéressent uniquement à l'observation des oiseaux, cliquer ici.

Décalage horaire : une heure en moins par rapport à la France.


Spécificités de l'île : Ténériffe est une île montagneuse dominée par la silhouette du Teide (3718 m), fort peu arrosée dans le sud mais nettement plus au nord et à l'ouest. Les plus beaux paysages se situent sur la côte ouest et dans le centre et les oiseaux endémiques se trouvent là également.  Comme nous avons séjourné dans l'île du 16 au 27 février 2013, c'est-à-dire à une époque où les températures peuvent encore être fraîches, notamment en altitude, nous avons choisi de résider dans le sud, à l'hôtel Paradise Park dans la ville de Los Cristianos.  Si le choix fut le bon pour ce qui est de la météorologie, cela nous a obligé à faire plus de 1800 km sur une île qui ne fait que 90 km du nord au sud et environ 50 de l'est à l'ouest !  

Circulation: Une autoroute très fréquentée longe toute la côte, sauf du côté ouest et une belle route dorsale traverse des paysages somptueux en son centre.  Ailleurs, les routes peuvent être très étroites et tortueuses, voire dangereuses en certains endroits.  Un certain nombre d'entre elles sont interdites par temps de pluie car les chutes de pierres y sont très fréquentes.   Les habitants de l'île ne roulent pas forcément très vite mais ils ont la mauvaise habitude de se coller à votre pare-chocs arrière si vous cherchez quelque peu votre chemin.  Nous avons loué une voiture chez Hertz que j'ai réceptionnée avec un réservoir au quart plein, qu'il a fallu rendre avec la même quantité, ce qui n'a évidemment pas été possible et je me suis fait arnaquer, comme tous les touristes.  Il a fallu faire la queue très longtemps à l'aéroport, que ce soit pour prendre ou pour rendre ce véhicule.  

Sites ornithologiques :

Deux sites sont incontournables : la réserve d'Erjos, dans l'ouest de l'île, au nord de Santiago del Teide, et las Lajas, dans le centre, au nord-ouest de Vilaflor.  On peut chercher les pigeons endémiques dans le nord, près du massif de Las Mercedes ou dans l'ouest, près d'Erjos mais il est difficile de s'arrêter en voiture et certaines forêts de laurier ont brûlé, ce qui enlève de leur intérêt.


Erjos

La Réserve d'Erjos (Photo Danielle Joannès)


 Le voyage

16.02.2013. Après avoir pris notre véhicule, notre GPS nous a emmenés sans encombre jusqu'à notre hôtel que nous avons trouvé agréable dans l'ensemble et dont le personnel était très serviable.  L'eau du robinet étant potable mais pouvant occasionner quelques ennuis intestinaux, nous avons tout de suite acheté une grosse bonbonne dans un supermarché tout proche en vue de notre départ le lendemain. 

17.02.2013. En me levant, j'entends tout de suite un Pouillot des Canaries dont le chant plus martelé est différent de celui de son cousin le Pouillot véloce.  Nous longeons la côte méridionale vers l'ouest, de Playa de las Américas jusqu'aux falaises de Los Gigantes.  Elles dominent la mer de plusieurs centaines de mètres et sont impressionnantes mais très peu accessibles, tout comme le reste de cette côte beaucoup trop urbanisée à mon goût.  La route vers Santiago del Teide qui serpente au milieu des figuiers de Barbarie est nettement plus agréable mais on ne peut guère s'y arrêter.  Nous prenons notre déjeuner plus haut, sous des eucalyptus et c'est là que je peux voir la Mésange nord-africaine avec sa belle calotte bleu foncé ainsi que le Serin des Canaries.  Nous finissons par arriver au Parque Rural de Teno - Charca de Erjos et du sommet de la route, nous pouvons apercevoir quelques anciennes gravières entourées de buissons.  Pour y accéder, il faut se garer près d'un café au bord de la route, en direction du village d'Erjos lorsqu'on vient du sud.  Un petit sentier qui débouche dans un virage mène aux plans d'eau qui étaient majoritairement asséchés à ce moment et j'ai été un peu déçu par le peu d'oiseaux que j'y ai rencontrés.  Nous poursuivons ensuite notre route jusqu'à Garachico en prenant une route extrêmement tortueuse et très raide par endroits.  Des Goélands leucophées nichent sur un gros îlot rocheux face à cette superbe petite bourgade.  Depuis la charmante place du village nous admirons les balcons de bois ouvragé et le superbe clocher blanc de l'église de Santa Ana.  Le couvent et l'église franciscaine de Nuestra Señora de Los Angeles nous retiennent aussi quelque temps et un peu plus loin, un petit parc ombragé nous permet de voir le Pouillot des Canaries et d'autres oiseaux nettement plus communs. 

Garachico

L'église Santa Ana à Garachico (Photo Danielle Joannès)

Nous rentrons à l'hôtel en prenant une petite route très raide et très étroite du côté de Masca sans pouvoir faire beaucoup d'arrêts, faute de place pour se garer.  Le paysage montagneux est magnifique et nous avons la chance de voir un Grand Corbeau qui se laisse complaisamment observer, posé tout près d'un petit hôtel.  Nous poursuivons notre route au milieu des agaves et des figuiers de Barbarie avant de traverser un champ de lave qui nous rappelle quelque peu la Grande Île de Hawaï.

Palmar

La région de Masca (Photo Danielle Joannès)


Grand Corbeau

Grand Corbeau

18.02.2013.

Le ciel est couvert mais nous décidons quand même de nous rendre vers l'intérieur de l'île, en montagne.  Premier arrêt à l'hôtel Canino qui est un hôtel ... pour chiens.  Il se trouve sur la route principale, peu après Arona.  L'endroit est intéressant peut-être parce qu'il y a un petit barrage non loin de là.  J'y observe une Perdrix gambra et un Héron cendré.  Arrivés à Vilaflor, nous ressentons la fraîcheur des lieux car le vent souffle.  Le petit village abrite deux belles églises : celle de Santo Hermano de San Jose Betancur et celle de San Pedro qui valent le détour. 

Vilaflor

Eglise de San Pedro à Vilaflor (Photo Danielle Joannès)

Nous poursuivons ensuite notre route vers El Teide pour atteindre l'aire de pique-nique de Las Lajas.  C'est probablement l'endroit où j'ai pu voir le plus d'oiseaux.  Il y avait du Grand Corbeau, du Serin des Canaries, du Pic épeiche (sous-espèce des Canaries) et surtout du Pinson bleu et de la Mésange nord-africaine.  Ces deux dernières espèces sont facilement visibles en se promenant un peu dans la pinède.  L'endroit est très agréable, surtout à cette époque où les touristes ne sont pas encore trop nombreux. 

Pinson bleu

Serin des Canaries et Pinson bleu


Nous revenons vers la côte sud et, du côté de San Miguel, j'ai la chance de voir une vingtaine de Martinets unicolores en migration, une dizaine de Serins des Canaries et 2 Pipits de Berthelot.  Nous faisons une petite pause au Mirador de la Centinela d'où l'on a une belle vue sur la plaine en contrebas.    Nous rejoignons le bord de la mer à Las Galletas où il fait 25°C et nous poursuivons notre chemin jusqu'à la Montaña Roja.  J'avais l'espoir de voir quelques limicoles au bord de mer mais je n'ai vu que des nudistes et évidemment, la paire de jumelles n'a pas servi beaucoup.  Le Pipit de Berthelot est facilement visible dans la végétation rase se trouvant avant les plages.

Montana roja

La Montaña Roja (Photo Danielle Joannès)



19.02.2013.  Plutôt que de prendre l'autoroute, nous avons préféré prendre la route TF 28 qui la longe à flanc de montagne.  Ce n'était pas une bonne idée car le paysage est en gros le même et la route tortueuse nous fait perdre beaucoup de temps.  Peu d'oiseaux à observer et lorsque nous arrivons à Güímar pour y observer des pyramides construites au XIXe siècle, nous trouvons que le tarif exigé est franchement prohibitif, sauf si l'on décide d'y passer la journée.  Le centre d’information explique aux visiteurs comment le norvégien Heyerdahl a cherché à prouver que les Canaries ont pu servir de base à des  navigateurs intrépides qui ont pu traverser l'Atlantique avant Christophe Colomb.  Il explique aussi sa théorie sur la construction de ces pyramides.  Nous décidons alors de prendre la route dorsale en passant par Arafo et par le site du Mirador de la Montaña Colorada qui est un lieu de migration pour le Martinet unicolore mais ce n'est pas une bonne idée non plus : c'est un peu tôt pour la migration et la route est coupée vers l'ouest à cause des intempéries.  Il fait 5°C, il y a du brouillard et la route mouillée est jonchée de branchages, d'aiguilles de pins et de lambeaux d'écorces d'eucalyptus.  Nous piquons vers la côte sud afin de nous rendre dans le village de Candelaria et d'y retrouver le soleil.  Cette petite station balnéaire est charmante, notamment du côté de la place centrale devant la superbe basilique.  On peut y voir les grandes statues de neuf chefs Guanches alignées devant le front de mer.  À l'intérieur de l'église une image de la Vierge noire de la Candelaria est exposée, il y a de belles peintures murales et l'autel coloré de bleu et d'or est une petite merveille. 

Candelaria

Les Guanches à Candelaria (Photo Danielle Joannès)


Candelaria

La basilique de Candelaria (Photo Danielle Joannès)

Nous faisons un arrêt à Puertito de Güímar où je peux voir quelques Moineaux espagnols dans les palmiers du bord de mer, 2 Tournepierres à collier et 4 Courlis corlieux.

Tournepierre à collier

Tournepierre à collier



20.02.2013. Le temps est couvert en montagne aussi avons-nous décidé de ne pas renouveler l'expérience de la veille et nous profiterons de cette journée pour visiter la ville de Los Cristianos et le bord de mer qui est typique de ce que l'on peut attendre d'une station balnéaire.  Des plages de sables, quelques boutiques mais aussi un parc agréable.  Je verrai plusieurs Moineaux espagnols et des Pouillots des Canaries, 2 Bergeronnettes des ruisseaux et 2 Perruches à collier.  Depuis la plage, on peut également apercevoir l'île de la Gomera, couverte de nuages.  L'après-midi, nous retournons à la Montaña Roja en passant par El Médano.  Quelques Pigeons bisets, apparemment sauvages, fréquentent la falaise, un Courlis corlieu cherche à se cacher mais le bord de mer est toujours aussi décevant pour l'observation des oiseaux.  Encore quelques Pipits de Berthelot dans la steppe entourant la montagne qui présente effectivement une teinte rougeâtre.

21.02. 2013.  Nous prenons la route vers le Pic du Teide car il fait enfin beau en montagne et nous tenons bien entendu à voir cette route si pittoresque.  Après avoir fait une pause au Mirador de Chirche où nous pouvons admirer un beau jardin empli de figuiers de Barbarie, nous prenons la route qui mène jusqu'à Boca de Tauce.  Elle a été construite entre 1941 et 1943 par des prisonniers républicains dans des conditions très difficiles mais rien ne vient le rappeler.  Nous atteignons les premiers champs de lave a'a qui donnent un aspect inquiétant au paysage puis gravissons la pente d'un petit volcan nommé Sámara avant de poursuivre vers Las Narices del Teide d'où nous avons une très belle vue sur le Pico Viejo. 

Pico Viejo

Le Pico Viejo (Photo Danielle Joannès)

Le ciel est bleu d'azur, la terre noire ou rougeâtre et lorsque nous arrivons dans la plaine de Llano de Ucanca, le pic du Teide se dresse majestueusement sur notre gauche. 

Teide

Le Pic du Teide (Photo Danielle Joannès)

Il est visible de presque partout sur l'île et même à cette altitude, son cône parfait parait encore imposant.  L'ensemble du parc naturel est classé à juste titre au patrimoine mondial de l'UNESCO.  On peut monter vers le sommet du volcan en prenant un téléphérique quelques km après Los Roques.  Au lieu-dit Los Azulejos, nous nous arrêtons pour admirer les roches gris-bleu qui bordent la route. 

Azulejos

Los Azulejos (Photo Danielle Joannès)

Un peu plus haut, de grosses formations rocheuses (Los Roques de García) attirent les touristes, à moins que ce ne soient les boutiques toutes proches. 

Roques Garcia

Los Roques de García (Photo Danielle Joannès)

Lors de nos arrêts, nous voyons des Pipits de Berthelot et dans un petit bois de Pins des Canaries, non loin d'un restaurant dans la région d'Arenas Negras, je note quelques Mésanges nord-africaines.  Si vous vous arrêtez dans ce café-restaurant, vous aurez une très belle vue sur le Teide depuis la terrasse située sur votre gauche mais vous verrez mieux les Serins des Canaries depuis la terrasse située à l'avant, sur votre droite.  Nous poursuivons ensuite notre chemin en prenant à droite peu après le Centre des Visiteurs en suivant la route dorsale jusqu'aux observatoires astronomiques.  Il y a encore de la neige sur les bas-côtés et nous sommes à présent à 2386 m d'altitude, au-dessus des nuages qui, comme d'habitude envahissent la côte nord-ouest de l'île.  Nous redescendons peu à peu vers la côte et dans la région de Siete Lomas, 2 Perdrix gambras traversent la route devant la voiture.  Malgré cela, je me dis que les oiseaux sont quand même assez rares sur cette île.

Siete Lomas
La région de Siete Lomas (Photo Danielle Joannès)


22.02.2013. Nous avons décidé de nous rendre sur la côte nord de Ténériffe.  Pour ce faire, nous choisissons de prendre l'autoroute côtière en direction de la capitale, Santa Cruz, ce qui allongera le parcours mais diminuera le temps nécessaire pour nous rendre à Puerto de la Cruz que nous voulons visiter.  Il faudra affronter la circulation urbaine, ce qui nous fera un changement peu agréable après les magnifiques paysages observés la veille.  Peu avant l'entrée de la ville, nous voyons de superbes falaises dans lesquelles volent quelques Pigeons bisets apparemment sauvages puis un peu plus loin, une Perruche à collier. La mer déferle sauvagement sur le port et si le spectacle est impressionnant, nous ne nous attardons pas car nous tenons à visiter cette ville agréable, notamment dans sa partie ancienne où l'on peut admirer de nombreux balcons de bois ouvragé. Les deux belles églises que l'on y trouve valent bien une petite visite également, notamment celle de Nuestra Señora de la Peña de Francia (fin du XVIIe siècle).  Dans les jardins du Taoro, je note quelques Serins des Canaries et non loin de là, plusieurs Moineaux espagnols.  Nous poursuivons notre route en direction de l'ouest, et dans la région de San Juan de la Rambla, près du Barranco de Ruiz, je décide de faire le plein à la station Cepsa, juste après Longuera.  J'avais remarqué que depuis le parking on avait une très bonne vue sur les falaises montagneuses.  Ces falaises se trouvent au milieu d'une belle laurisylve et, comme je l'espérais, j'ai pu voir un Pigeon des Lauriers, qui plus est, en vol de parade.  Très sombre, il était facilement reconnaissable à sa queue bordée de blanc.  Nous ne nous sommes arrêtés à Garachico que peu de temps car nous ne voulions pas rentrer par les petites routes montagneuses en pleine nuit, d'autant plus que j'avais l'intention de faire une deuxième visite de la réserve d'Erjos.  Comme la fois précédente, les oiseaux n'étaient pas au rendez-vous.  Quelques Pouillots des Canaries et, seule originalité, un Pinson bleu, assez rare à cette altitude peu élevée.  Lorsque nous sommes arrivés à l'hôtel, nous avions fait presque tout le tour de l'île.

Pouillot des Canaries

Pouillot des Canaries

23.02.2013. Comme il faisait beau, nous avons décidé de reprendre la route dorsale, sans oublier de faire un petit arrêt dans la pinède de Las Lajas.  Les Mésanges nord-africaines et les Pinsons bleus étaient facilement visibles mais en plus petit nombre que la dernière fois.  Après avoir revu avec plaisir les sites déjà visités dans la plaine d'Ucanca nous avons pris le temps de nous arrêter au Centre des Visiteurs d'El Portillo.  Il n'est pas très grand mais intéressant et un petit film relate assez bien l'histoire de l'île.  La descente vers La Orotava, sur la côte nord, s'est faite dans un brouillard épais et nous n'avons pas vu quoi que ce soit dans les quelques forêts de lauriers traversées.  Heureusement, la petite ville est superbe.  Nous visitons l'église du XVIIIe siècle de San Agustin puis celle de Nuestra Señora de la Concepción. 

La Orotava


L'église de San Agustin à La Orotova (Photo Danielle Joannès)

Après quelques achats à la Casa de los Balcones, un magasin pour touristes occupant deux maisons du XVIIe siècle dotées de magnifiques balcons de bois donnant sur un patio non moins beau, nous prenons un bon chocolat chaud et quelques churros qui tiennent au corps. 

La Orotava

La Casa de los Balcones à La Orotava (Photo Danielle Joannès)


Nous décidons ensuite de revenir vers notre hôtel car le temps ne nous incite pas à la promenade. Nous faisons un arrêt près des falaises de Punta de Abona où nous voyons une église et des bâtiments abandonnés, vestiges d'un ancien village construit en 1943 où l'on soignait les lépreux.  Quelques Pipits de Berthelot autour du phare et en mer un Puffin boréal.

24.02.2013. Comme c'est dimanche, nous avons décidé de visiter la capitale de l'île, Santa Cruz.  Les magasins seront fermés pour la plupart mais il y aura moins de circulation dans cette ville rattachée à la commune de La Laguna et qui compte ainsi plus de 400 000 habitants.  Impossible de venir dans cette capitale sans se rendre au magnifique auditorium conçu par Calatrava.  C'est un bâtiment moderne d'une architecture audacieuse dont le toit en forme de voile ne peut que surprendre. 

Santa Cruz Auditorium

L'auditorium à Santa Cruz (Photo Danielle Joannès)

Les rochers du bord de mer, tout proches, sont recouverts de portraits de musiciens et de chanteurs réalisés par des étudiants en arts plastiques.  A Santa Cruz, comme sur le reste de l'île, les églises présentent un intérêt particulier, notamment celle de San Francisco de Asís qui est un petit chef d'oeuvre de l'art baroque et celle de Nuestra Señora de la Concepción.  Nous nous rendons ensuite dans le Parc García Sanabria qui est le lieu de promenade favori des habitants de la capitale le dimanche.  L'ambiance y est bon enfant, on y voit de beaux arbres, de belles statues et l'observation de la Perruche à collier est très facile. 

Perruche à collier

Perruche à collier


Après nous être promenés à pied en évitant le marché trop fréquenté à notre goût, nous quittons la ville et nous nous rendons à la plage de Las Teresitas près de San Andrés, entièrement faite avec du sable apporté du Sahara.  Très bien pour ceux qui sont venus profiter du soleil et du bord de mer.  Nous poursuivons jusqu'à Igueste mais sommes déçus par le site, d'autant plus que la route est très étroite et qu'il est difficile de se garer.  La route qui part de San Andrés vers le nord, en direction d'El Bailadero est magnifique et traverse une laurisylve.  Je me suis dit que je pourrais voir les pigeons endémiques mais comme à l'accoutumée, il est difficile de s'y arrêter.  Il faudrait y passer du temps, ce que je n'ai pas fait.  Nous suivons la route dorsale et admirons le paysage aux arrêts aménagés (miradors) puis revenons vers Los Cristianos en prenant l'autoroute.  Avant d'arriver à l'hôtel, nous faisons un arrêt à Abades d'où je peux voir 3 Puffins boréaux ainsi que les omniprésents Pipits de Berthelot.


Anaga

Anaga, près d'El Bailadero (Photo Danielle Joannès)


25.02.2013. Une fois de plus, nous quittons Los Cristianos pour traverser l'île en prenant la route dorsale menant au pic du Teide.  Nous faisons un arrêt près de l'hôtel Canino après Arona où je peux observer 2 Perdrix gambras, visiblement cantonnées dans ce secteur.  J'en verrai encore une autre plus au nord, au bord d'une forêt de pins dans la région de Vilaflor.  Bien entendu, nous faisons un arrêt à Las Lajas où nous voyons une dizaine de Pinsons bleus, 4 Mésanges nord-africaines, 2 Pics épeiches et des Serins des Canaries

Pic épeiche

Pic épeiche



Nous passons dans la plaine d'Ucanca sans trop nous attarder, atteignons rapidement à La Orotava que nous avons pu rejoindre sans avoir à souffrir du brouillard et à Valle de Guerra, je peux observer quelques Martinets unicolores.  Nous sommes à présent sur la côte nord de l'île et poussons jusqu'à Punta del Hidalgo.  Au bord de la mer se trouvent une Aigrette garzette, un Tournepierre à collier et un Chevalier guignette ainsi que de nombreux Goélands leucophées mais la côte ne présente pas trop d'intérêt à nos yeux et nous revenons à Punta de Abona, sur la côte sud-est.  Pour se rendre au phare, il faut prendre la direction d'El Poris et tourner à droite avant le village.  Plusieurs Pipits de Berthelot sont visibles dans ce lieu encore oublié des urbanistes et depuis le phare, je peux compter 24 Puffins boréaux en mer. 


Punta Abona

Punta Abona (Photo Danielle Joannès)

Nous revenons à l'hôtel par la côte, saccagée par les plantations de bananiers.  Celles-ci poussent sous des serres couvertes de toile de jute et le résultat est particulièrement disgracieux.


26.02.2013.  Nous avons l'intention de retourner sur la côte nord de l'île et passons donc par la réserve d'Erjos où je trouve quelques Foulques macroules, des Pouillots et des Serins des Canaries, une Mésange nord-africaine et 2 Grives musiciennes.  Je peux aussi entendre quelques Rainettes méridionales.  Au-dessus du village, planent un Faucon crécerelle et une Buse variable.  Nous poursuivons ensuite notre route vers Garachico où les Goélands leucophées et 2 Grands Cormorans sont visibles sur le gros rocher au large.  Un petit tour au couvent de San Francisco pour faire un peu de tourisme, quelques achats et nous prenons la route en direction de l'ouest, vers Buena Vista del Norte.  Nous aimerions prendre la route vers Punta del Teno mais les nombreux panneaux nous avertissant des gros dangers de chutes de pierre nous incitent à la prudence, d'autant plus que nous avons omis de payer le rachat de franchise lors de la location de la voiture.  Nous renonçons et observons le paysage depuis le bas des falaises.  Encore un Grand Corbeau et quelques Fauvettes à tête noire et nous allons boire un café près du restaurant proche de la réserve d'Erjos.  Nous prenons ensuite la direction de San Jose de los Llanos puis la piste qui mène dans la Montañeta.  La promenade nous emmène dans une forêt de lauriers et de Pins des Canaries et pour une fois il y a des possibilités de s'arrêter et la route est agréable.  Nous l'avons découverte par hasard et nous regrettons de ne pas avoir suffisamment de temps pour l'explorer plus en détails.


27.02.2013. Il pleut à Los Cristianos et c'est depuis ma fenêtre d'hôtel que je vois une Aigrette garzette passer en vol, ainsi que 3 Martinets unicolores.  A l'aéroport, je peste contre l'agence Hertz car les employés ne retrouvent plus le document attestant que j'ai versé la caution de 500€ demandée à mon arrivée.  Après moultes discussions, je finis par récupérer le contrat et un ticket prouvant ma bonne foi.  Tout s'arrangera à mon retour mais je me serais bien passé de toutes ces complications.  De retour en France, peu après minuit le 28 février, le thermomètre affiche 2°C.



Espèces observées :


01
Perdrix gambra Alectoris barbara Vue à plusieurs reprises dans les endroits rocheux.  Plutôt à l'intérieur des terres.
02Puffin boréalCalonectris borealisQuelques individus au large de Punta de Abona.
03
Grand Cormoran Phalacrocoarx carbo
Deux à Garachico et six à Las Galletas.
04Aigrette garzetteEgretta garzettaAssez peu.
05Héron cendréArdea cinereaUn près d'un petit barrage à Arona.
06Buse variableButeo buteoVue régulièrement dans le centre de l'île. 
07
Epervier d'Europe Accipiter nisus
Un seul individu observé à El Tanque.
08Faucon crécerelleFalco tinnunculusAssez commun.
09Gallinule poule-d'eau
Gallinula chloropus
Dans la réserve d'Erjos. 
10Foulque macrouleFulica atraDans la réserve d'Erjos. 
11Tournepierre à collierArenaria interpresAssez peu.
12Chevalier GuignetteActitis hypoleucosUn individu à Punta del Hidalgo.
13Courlis corlieuNumenius phaeopusQuelques individus en bord de mer. 
14Goéland leucophéeLarus michahellis Commun.  
15Pigeon bisetColumba liviaVu aussi bien en ville que dans les falaises.
16
Pigeon des lauriers
Columba junionae
Un individu dans une falaise du côté de San Juan de la Rambla.
17Tourterelle turqueStreptopelia decaoctoTrès commune.
18Martinet unicoloreApus unicolorUne vingtaine en migration à San Miguel.  Certains sont sédentaires. 
19
Pic épeiche Dendrocopos major canariensis
Deux à Las Lajas.  Sous-espèce des Canaries.  Un individu avec les sous-caudales rose orangé et un peu de rouge sur le ventre.
20Pipit de BerthelotAnthus berthelotiiTrès commun dans les steppes de bord de mer ou en montagne.
21 Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea canariensis
Un couple à Garachico et un autre à Los Cristianos, en pleine ville.
22
Rougegorge familier (de Ténériffe) Erithacus rubecula  (superbus)
Un seul individu observé dans un barranco au Mirador de Chivisaya.
23
Grive musicienne
Turdus philomelos
Deux dans la réserve d'Erjos. 
24
Merle noir
Turdus merula Commun.
25
Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla Commune.
26
Pouillot véloce
Phylloscopus collybita
Quelques-uns se sont fait entendre dans le concert des Pouillots des Canaries.
27
Pouillot des Canaries
Phylloscopus canariensis Commun.
28
Mésange nord-africaine
Cyanistes teneriffae
Commune.
29
Grand Corbeau Corvus corax canariensis
Quelques-uns en montagne.
30
Moineau espagnol Passer hispaniolensis Commun, notamment en ville.
31
Pinson bleu
Fringilla teydea
Une dizaine d'individus facilement visibles à Las Lajas.   Un dans la réserve d'Erjos.
32
Verdier d'Europe
Carduelis chloris
Un dans la réserve d'Erjos.
33
Serin des Canaries Serinus canaria Assez commun.


Pipit de Berthelot

Pipit de Berthelot


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