Mes Sites Ornithologiques





Il ne s'agit pas ici de sites web, mais bien d'endroits particuliers où nous nous rendons souvent pour aller observer les oiseaux, soit par ce qu'ils ne sont pas trop éloignés soit parce qu'ils sont riches en espèces.  Vous trouverez ci-dessous une petite sélection de lieux où je me rends fréquemment, dans la région de Nice quand j'ai besoin de quelques jours au soleil et dans ma Lorraine natale où le soleil brille un peu moins mais offre plus de possibilités de sorties.

Embouchure du Var

Aussi surprenant que cela puisse paraître à première vue, cet endroit est un des hauts lieux de l'observation ornithologique de la Côte d'Azur. Coincée entre l'aéroport de Nice et un énorme hypermarché, l'embouchure du Var est un lieu de passage ou de nidification pour de nombreuses espèces.

Comment y aller?

Pour y arriver en partant de Nice, il vaut mieux rester sur la Promenade des Anglais et prendre la direction d'Antibes jusqu'au panneau "Cap 3000" à Saint-Laurent-du-Var où l'on quitte la grande route. Juste après le tunnel qui passe sous celle-ci, prendre à droite en direction du Parking Sud où depuis 2015, le stationnement gratuit est malheureusement limité à deux heures.  On peut alors se rendre à l'école de voile et depuis une plate-forme, observer les oiseaux qui se reposent à l'embouchure.  Vous constaterez alors que bien souvent les pêcheurs, les véliplanchistes et autres adeptes de sports similaires les font souvent fuir.  Quand les travaux seront terminés il sera à nouveau possible de monter sur le talus qui borde le Var et aller jusqu'au Pont Napoléon III où les oiseaux sont un peu plus tranquilles malgré le bruit des avions qui décollent ou atterrissent sans arrêt.  En dépit de tous ces inconvénients, le site reste quand même assez intéressant.

Meilleures périodes

Au moment des migrations pré et postnuptiales, soit de mars à mai et d'août à Octobre.  Le site est malheureusement trop fréquenté en été.

Espèces visibles

Au-dessus du fleuve, sur les gravières, les plages de vase et le bord de la mer on trouvera surtout de nombreux limicoles, laridés et ardéidés communs mais aussi quelques raretés: Chevalier bargetteBécasseau tacheté, Glaréole à Collier ou Marouette Poussin.  On peut également y rencontrer le  Héron pourpré, le Crabier chevelu, le Blongios nain, ainsi que des guifettes, y compris la Guifette leucoptère.  La Sterne pierregarin niche sur les ilots au centre et il est bien entendu strictement interdit de s'aventurer dans le lit du Var.

Toutes sortes de petits passereaux sont visibles dans les roselières, les buissons et les arbres parmi lesquels le Capucin Bec-de-plomb.

Fauvette melanocephale


Fauvette mélanocéphale mâle ( Photo Michel Belaud)

Fort de la Revère (Observation de la migration)

Ce fort a été construit aux environs de 1870 à près de 700 m d'altitude, dans la garrigue du Parc Naturel Départemental de la Grande Corniche, en milieu calcaire.  La vue tant sur la côte que sur les montagnes y est de toute beauté.

Comment y aller?

Pour aller au Fort de la Revère il faut d'abord se rendre dans le pittoresque village d'Èze que l'on peut atteindre par la Moyenne Corniche.  Il faut alors prendre une petite route qui part sur la gauche en venant de Nice pour monter au Col d'Èze.  Il est aussi possible d'atteindre ce même col en prenant la Grande Corniche.  Une fois au col, il faut  suivre le panneau « Parc Départemental de la Grande Corniche » et monter jusqu’au point le plus élevé où se trouve un parking. Profitez de la belle vue tout en marchant vers l'est pendant 300m en passant devant le fort.  Sur la gauche, vous trouverez un petit abri très utile quand il fait chaud, ce qui arrive souvent, ou froid, ce qui n'est pas rare non plus en cas de brise maritime.  Attention, le site est parfois fermé en plein été à cause des risques d'incendie et les barrières sont abaissées dans la soirée.  Ne vous aventurez pas en dehors des sentiers, surtout pendant les périodes de chasse.

Meilleures périodes

Les meilleures périodes de passage se situent entre les mois de mars et mai d’une part et entre septembre et mi-novembre d’autre part. Michel Belaud, un animateur de la Ligue pour la Protection des Oiseaux assure l’accueil du public.  Michel est non seulement un ornithologue très compétent et passionné mais également un artiste doué.  Vous pouvez voir quelques unes de ces œuvres sur site Fauneart

Espèces visibles

Cet endroit est particulièrement intéressant pour l'observation des Guêpiers d'Europe, des rapaces communs mais aussi d'autres, plus rares, comme l'Aigle botté, le Circaète Jean-le-Blanc et même le Faucon d'Éléonore, voire le Busard pâle.  Vous pourrez éventuellement y voir passer la Cigogne noire ou le Tichodrome Échelette mais l'espèce la plus commune est indubitablement le Pigeon ramier qui passe en grand nombre en automne.  Pour en savoir plus, voir le site de migraction.

Aigle botté

Aigle botté (Photo Michel Belaud)



Busard pale

Busard pâle mâle (Photo Michel Belaud)


Cigogne noire

Cigogne noire (Photo Michel Belaud)

Les hauteurs de Nice

Je fréquente également un site que je ne peux malheureusement pas citer avec précision car il est situé sur une propriété privée dans les vignobles de Bellet.  Vous pourrez voir les mêmes oiseaux si vous vous rendez sur les hauteurs de Nice ou du côté de St Jeannet.  Pour en savoir plus, voir le site de migraction.

On peut suivre les migrations pré et postnuptiales à partir de ces régions et y faire des observations très intéressantes.  Ce secteur est survolé par de nombreux rapaces, certains fort rares comme le Faucon d'Éléonore qui y est vu régulièrement ou l'Aigle pomarin.  On y voit aussi fréquemment l'Aigle botté, qui migre surtout vers l'est en automne, contrairement à la plupart des oiseaux, mais l'espèce phare est indubitablement le Circaète Jean-le-Blanc qui y est très fréquent.  Le Pigeon ramier passe lui aussi en grand nombre.


Circaet Jean le Blanc

Circaète Jean-le-Blanc (Photo Guy Georges)



Observation en mer

Les meilleurs endroits pour le "seawatching" sont bien entendu ceux qui s'avancent  le plus loin dans la mer: Le Cap d'Antibes et Saint-Jean Cap Ferrat.

Comment y aller?

Pour le Cap d'Antibes, depuis Nice, il faut entrer dans la ville d'Antibes, prendre la route qui passe sur les remparts, poursuivre vers l'ouest au-delà du port et se rendre à la Garoupe.  Sur la gauche, il y a une petite pinède depuis laquelle on peut déjà avoir un beau point de vue.  Sinon, on peut continuer un peu plus loin et se garer sur le bord de la route, près d'un petit muret.  Il vous faut faire un demi-tour, alors prenez garde à la circulation automobile.

Pour Saint-Jean Cap Ferrat, il faut aller au bout du cap jusqu'au phare puis prendre le chemin qui mène au bord de mer, descendre quelques marches et se poster près d'une casemate ou un peu plus bas encore.  

Meilleures périodes

En automne et hiver surtout.  Ces sites réservent cependant bien des surprises en été (gros rassemblements de Puffins Yelkouan et  Puffins cendrés) mais il vaut mieux s'y rendre alors vers 5 h du matin en sachant bien qu'on se fera dévorer par les moustiques.

Espèces visibles

Outre le Goéland leucophée omniprésent et la Sterne caugek, on peut y voir le Puffin Yelkouan, le Fou de Bassan, le Pingouin torda, le Cormoran de Desmaret qui est la sous-espèce méditerranéenne du Cormoran huppé et même quelques plongeons ou labbes.  Le matin, avec un peu de chance, on peut y voir des Dauphins bleu et blanc et certains ont même eu la chance d'observer un Poisson-Lune ou un Cachalot.


Cormoran de Desmarest

Cormoran de Desmaret (Photo Patrick Kern)


Poisson lune

Poisson-Lune (Photo Patrick Kern)


A Saint-Jean Cap Ferrat même, on peut aussi rechercher les Inséparables de Fischer et Masqué près du terrain de boules.

Inseparable de Fischer

Inséparable de Fischer 

Inseparable masque

Inséparable masqué 
Forbach

Je suis parfois la migration depuis le plateau calcaire surplombant Forbach.  La vue porte loin dans toutes les directions car il y a très peu d'arbres au milieu des champs cultivés.

Forbach migration

Au dessus de Forbach 

Comment y aller?

Il faut prendre la route depuis Gaubiving en direction de Folkling, et juste avant d'arriver à ce dernier village, prendre sur la droite une petite route empierrée qui monte sur le sommet du plateau.  A vous de trouver l'endroit le plus pratique.

Meilleures périodes

Les mois les plus propices sont mars et avril, puis la période de septembre à novembre.

Espèces visibles

Beaucoup de petits passereaux communs avec notamment le Traquet motteux, mais aussi des rapaces : le Milan royal, le Busard Saint-Martin et parfois même le Faucon pèlerin ou le Faucon Émerillon.  Je ne désespère pas de trouver un jour le Pluvier guignard car le milieu semble favorable.  Cela peut également être un endroit très intéressant pour le passage des Grues cendrées certaines années.

Faucon crecerelle

Faucon crécerelle 

L'étang du Bischwald

Cet étang piscicole de 210 ha se trouve dans la région de Grostenquin, près du village de Bistroff.

Comment y aller?

 Le matin, les meilleurs postes d'observation se trouvent sur la digue, juste en face de la pisciculture ou un peu plus à l'est, sous des silos.  Il est également possible d'avoir une autre vue sur l'étang depuis les champs.  Il faut se rendre à Bistroff et laisser sa voiture près d'un calvaire situé au centre du village car tous les chemins sont interdits sauf aux "ayant-droits", c'est-à-dire à presque tout le monde.  Vous l'aurez compris, on a quelques progrès à faire au niveau de l'accueil dans ce village.

Bischwald

L'étang du Bischwald 

Meilleures périodes

On peut faire de bonnes observations en toutes périodes, mais surtout en hiver et lors des migrations.

Espèces visibles

Tous les canards, y compris certaines raretés comme cette Harelde boréale  observée en 2009.  Les limicoles sont aussi fréquents, surtout le Vanneau huppé et la Bécassine des Marais.  Pour ce qui est des rapaces, le Pygargue à Queue blanche y a été vu à plusieurs reprises, l'Aigle criard une fois, et le Busard Saint-Martin y est régulier.  La Grue cendrée peut y être vue facilement.


Pygargue Queue Blanche

Pygargue à Queue blanche
(Photo Jacques Kuntzler)


Hoste

Les étang de Hoste ont fait partie des ouvrages de défense de la Ligne Maginot et sont à présent réservé à la pêche de loisir.  L'étang de Hoste-Haut est le plus propice à l'observation des oiseaux, la LPO y ayant même installé un observatoire sur la rive sud.  Il est très pratique quand il pleut, d'autant plus que le groupe local vient d'installer juste en face de celui-ci un radeau à sternes.

Comment y aller?

A partir de la RN 56, il faut entrer dans le village de Hoste (rue du Bourg), passer devant la digue et tourner à droite par la rue des Grillons.  Le parking est ensuite signalé sur la droite, au bout d'un chemin de terre. De là, il faut longer l'étang vers l'ouest pour accéder à l'observatoire.

Meilleures périodes

On peut faire des observations intéressantes à tout moment mais il ne faut pas espérer faire du chiffre étant donné la petite taille de l'étang.


Hoste

Étang de Hoste-Haut


Espèces visibles

Le Blongios nain est nicheur, le Butor étoilé y a été vu à plusieurs reprises et la Grande Aigrette y est fréquente en dehors de la période de nidification.  Une rareté : un Crabier chevelu venu se perdre dans la région.


Cygne tubercule

Cygne tuberculé


Lindre

L'étang du Lindre est avec ses 970 ha est un des hauts lieux ornithologiques de la Moselle.  Il est destiné à la pêche industrielle mais a su garder son attrait pour l'avifaune grâce à un travail en synergie de la part des pisciculteurs et des ornithologues.


Lindre

l'étang du Lindre, partiellement à sec


Comment y aller?

On peut d'abord aller à Lindre-Basse et garer sa voiture sur le parking au centre du village.  Il faut se rendre à pied jusqu'à la digue d'où l'observation est facile.  On peut ensuite se rendre dans le village de Tarquimpol, situé juste en face de la digue.  Il existe un parking près de l'étang au bout de la route qui part vers la gauche en entrant dans le village.  Attention, il faut veiller à ne pas enter dans les propriétés privées.

Meilleures périodes

Toute l'année.

Espèces visibles

Tous les limicoles et canards communs avec bien entendu des raretés comme le Bécasseau tacheté, l'Aigle criard ou le Pygargue à Queue blanche et même le Plongeon à Bec blanc!  Bien entendu, je ne me rends pas sur ce site dans l'espoir de voir un de ces oiseaux.  Les Oies cendrées et les Grandes Aigrettes sont particulièrement nombreuses quand l'étang est vidé pour la pêche.  A Lindre-Basse, vous pourrez voir de nombreuses Cigognes blanches tourner au-dessus du village.


Cigogne blanche

Cigogne blanche






Vallerange

Cet étang est un lieu de pisciculture mais sert malheureusement aussi depuis peu de lieu de rendez-vous pour les adeptes du jet-ski.

Comment y aller?

Il faut passer devant le foyer du village et prendre la route qui monte dans les champs pour se rendre sur la digue de l'étang piscicole.  Cet étang est privé et bien entendu, il faut en tenir compte et ne pas se promener n'importe où.  

Meilleures périodes

Toute l'année mais il vaut mieux éviter les week-ends lorsqu'il fait beau et que certains engins motorisés évoluent sur le plan d'eau.

Espèces visibles

Malgré la présence bruyante de ces adeptes du jet-ski, les Nettes rousses  et les Grèbes à Cou noir  nichent encore en cet endroit  Lors des migrations, les limicoles sont fréquents et en hivernage les canards y sont nombreux.  On peut facilement y voir La Grue cendrée.



Grues cendrees

Grues cendrées



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