Nouvelle-Zélande

World Map

Notre voyage de la France en Nouvelle-Zélande.  Retour par la voie nord.

Si vous voulez vous rendre directement à la liste des espèces observées, cliquez ici.  

Du 08 janvier au 09 février 2009 inclus.

Ce voyage a été organisé par notre association "Les Oiseaux Migrateurs", créée après notre rencontre en Mongolie suivie d'un voyage en Namibie.  Nous avions pour but de visiter les deux îles, de nous imprégner de la culture des Maoris et de connaitre un peu mieux les oiseaux de ce qui est pour nous, le bout du monde.  Nous étions un groupe de 8 personnes : Huguette et François, Marie-Claire, Marie-Yvonne, Michèle, Rosy, mon épouse Danielle et moi-même. Avec nos bagages, il était impossible de voyager dans 2 voitures ordinaires.  Nous avions donc loué depuis la France, une berline normale et un van, chaque véhicule étant doté d'un GPS, ce qui nous a été très utile en ville ou dans des endroits reculés.  Les meilleurs tarifs nous avaient été proposés par Rentadent et pour l'avion, nous avions choisi Cathay Pacific qui nous a proposé un billet à un prix acceptable un an à l'avance.  La traversée entre les deux îles avec la compagnie Interislander ainsi que différentes visites et spectacles avaient été réservés par l'Internet, ce qui s'est parfois avéré inutile mais après tout, il vaut mieux être prudent.  

Nous  avions retenu nos hôtels plus de six mois à l'avance par l'intermédiaire de l'agence Nouvelles Frontières d'Angers, en précisant que nous voulions des hôtels de bonne catégorie, sans qu'ils soient nécessairement luxueux. Nous n'avons jamais été déçus.  Un petit conseil si vous voulez partir dans ce pays : pour les grandes villes, demandez à réserver une place de parking dans l'hôtel même, si cela est possible.

Huguette et François ont fait un travail très important avant, pendant et même après ce voyage.  Je n'ai fait que les seconder, notamment pour les réservations en anglais, pour tout ce qui était du domaine de l'ornithologie et bien entendu, une fois sur place, pour les petits problèmes de communication posés par la langue anglaise.  Chacun a participé à sa façon à la réussite de ce voyage, que ce soit en prenant le volant à tour de rôle, en faisant les courses, la comptabilité ou en élaborant le trajet.

Masque maori

Figure de proue d'un bateau de guerre maori (Photo Danielle Joannès)

Le voyage :

08 janvier 2009 : Paris 

Il fait moins 4°C, la neige recouvre les champs mais les places en première classe dans notre train sont très confortables et nous pensons avec plaisir à l'été qui nous attend sous nos pieds, de l'autre côté de la terre.    Nous retrouvons une partie de nos amies (car je suis pour l'instant le seul homme) à Roissypôle où nous logeons à l'hôtel Ibis.  Les chambres sont petites, chères mais l'établissement est idéalement situé pour prendre l'avion.

09-10 et 11 janvier 2009 : Paris - Auckland via Hong-Kong

 Après plus de onze heures d'un vol sans histoires, nous atterrissons à Hong-Kong à l'aube du jour suivant pour une escale de 8 heures.  Nous en profitons pour nous restaurer et depuis le restaurant, je vois passer 2  Milans bruns. Je n'escomptais pas voir en cet endroit ces oiseaux déjà observés en Mongolie lors d'un voyage précédent.  Après un rapide somme sur les banquettes de l'aéroport, nous reprenons l'avion pour un vol de 10 h 20 minutes jusqu'à Auckland que nous atteignons en début de matinée, sous la pluie.  Petite déception car nous attendions le soleil et de plus le paysage ressemble étrangement à notre Lorraine.  Pas de dépaysement pour l'instant!

11 janvier 2009 : Auckland              

L'arrivée sur le territoire néo-zélandais n'a pas été des plus faciles.  Il a fallu remplir les formulaires de contrôles biologiques visant à interdire l'importation en Nouvelle-Zélande de plantes ou d'animaux étrangers.  Fatigués, pressés par le temps, nous avons mal lu le formulaire et répondu "non" à toutes les questions sur les plantes, les drogues, les armes à feu et les animaux.  Au milieu de toute cette liste de choses hétéroclites que nous avions affirmé ne pas avoir en notre possession figuraient aussi les chaussures de marche.  Nous ne l'avions pas remarqué mais le planton de service fut assez sourcilleux et nous menaça d'une amende de 300 dollars.  Il finit par accepter de nous laisser entrer dans son pays après avoir soigneusement nettoyé les dites chaussures de marche de Danielle. En revanche, il ne s'intéressa pas un seul instant à celles que je portais à mes pieds.  Marie-Yvonne, quant à elle avait un passeport suspect dans la mesure où il débordait de tampons, témoignages de ses nombreux périples à travers le monde.  Elle fut retenue une demi-heure, toute seule, questionnée en anglais et finalement relâchée, rien n'ayant pu être retenu contre elle.  Faites donc bien attention lorsque vous remplissez vos documents administratifs dans l'avion et ne répondez ni oui ni non si vous avez un doute.  On ouvrira votre valise et on verra bien si vous êtes un terroriste ou pas.

En attendant que François et Huguette viennent nous rejoindre de Nouméa, nous prenons possession de nos voitures de location et essayons de nous familiariser avec la boîte automatique et la conduite à gauche.  Ceci étant fait, je décide d'aller faire un petit tour près de l'aéroport pour voir enfin l'avifaune locale. Les premiers oiseaux que je vois et qui n'ont pas été introduits d'Europe sont une Hirondelle de Tahiti et une Mouette scopuline.  J'ai de la chance dans la mesure où ces deux espèces ne sont pas farouches et se laissent examiner à loisir. 

Mouette argentee

Mouette scopuline (Photo Danielle Joannès)

Une fois nos amis arrivés, nous allons au Grand Chancellor Airport Hotel pour déposer nos affaires avant de commencer la visite des alentours d'Auckland malgré la fatigue qui nous assaille. Nous avons décidé de nous mettre tout de suite à l'heure néo-zélandaise mais nous nous contenterons pour cette journée d'un petit tour à One-Tree Hill d'où nous avons une très belle vue sur la ville et où je coche mes premiers Cassicans flûteurs et Tuis cravate-frisée.  Au milieu des enfants qui jouent, je peux aussi voir un couple de Colins de Californie qui a été introduit ici.

Nous aurons un peu de mal à passer notre première nuit d'une traite à cause du décalage horaire mais nous nous reposons quand même.  

12 janvier 2009 : Auckland

Nous nous garons en plein centre-ville, dans le parking de la célèbre Sky Tower d'où quelques jeunes, avides de sensations fortes, se lancent pour une chute presque libre grâce à un bungy amélioré.  

Sky tower

Sky Tower à Auckland (Photo Danielle Joannès)

Nous nous contentons de la vue depuis l'observatoire ainsi que de celle que l'on a quelques 200 mètres plus bas en regardant à travers le plancher de verre sur lequel nous marchons.  La visite se poursuit par le front de mer puis par celle du Musée d'Auckland, le War Museum.  On y donne un spectacle maori qui sera finalement le moins intéressant de tous ceux que nous aurons vus.  Dans le parc du musée, je coche ma première Perruche omnicolore. Auckland est une grande ville mais malgré cela, il y fait bon vivre.  Le climat est agréable et la ville étale ses collines et ses bâtiments modernes au milieu de la mer.  

Perruche omnicolore

Perruche omnicolore (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

13 janvier 2009 : Auckland - Paihia    
Nous partons plein nord pour véritablement commencer notre périple.  Déjà les paysages changent et la route est bordée de fougères arborescentes ou d'agapanthes.  De temps en temps un Busard de Gould nous survole nonchalamment et nous apercevons de très gros pigeons qui sont des Carpophages de Nouvelle-Zélande.  A Kawakawa nous faisons une pause "technique" pour aller visiter les toilettes publiques.  Elles ont ceci de particulier qu'elles ont été décorées par l'artiste autrichien Hundertwasser.  


 Toilettes Hundertwasser

Les toilettes publiques à Kawakawa (Photo Danielle Joannès)

Au repas de midi, nous goûtons notre premier "Flat White", un café crémeux à souhait et souvent décoré de la petite fougère néo-zélandaise.  Premières observations aussi du Cormoran varié, de l'Aigrette à face blanche et des Talèves sultanes.  

Nous atteignons le but de la journée,
le Waitangi Treaty Centre, un haut lieu de l'histoire de la Nouvelle-Zélande où un traité a été signé en janvier 1840 entre le gouvernement britannique et les Maoris. Dans ce très beau parc, nous voyons de nombreux Tuis cravate-frisée.  Ils sont nommés ainsi à cause d'un petit toupet de plumes blanches qui vient orner le haut de leur poitrine.  Ils émettent des sons incroyables et sont facilement observables, ce qui ne gâte rien.  


Tui cravate-frisee


Tui Cravate-frisée (Photo Huguette Rambaud)


Il y a aussi quelques Gérygones de Nouvelle-Zélande, une espèce nettement plus discrète mais nous sommes avant tout émerveillés par les Waikokopus, de magnifiques arbres couverts de fleurs rouges, déjà en fin de floraison à cette latitude.  Nous en verrons de bien plus beaux dans l'Île du Sud quelques semaines plus tard. 
En fin de journée, nous arrivons à l'Hôtel Haruru Falls Resort dans la région de Paihia.  J'ai encore le temps de cocher le Martin-chasseur sacré et la Rhipidure à collier avant de me coucher.  Le premier oiseau, perché au sommet d'un arbre, est assez bruyant alors que le second est bien plus discret mais très remarquable avec sa longue queue toujours en éventail.

 14 janvier 2009 : Paihia – Auckland          

 Je me lève tôt pour aller faire quelques observations avant de quitter ce site situé près d'une belle cascade au bord d'un bras de mer mais je ne vois rien de neuf.  Près de Kerikeri, avant de visiter un petit village maori reconstitué, je coche le Vanneau soldat, le premier d'une longue série, ainsi que le Zostérops à dos gris.  Nous traversons de belles régions de collines couvertes de grandes fougères, puis la route longe quelques mangroves avant d'arriver aux dunes d'Opononi où nous pique-niquons dans un cadre magnifique.  J'y observe un Miro mésange et en mer, un Fou austral.  Après le déjeuner, nous nous rendons à Matakohe pour visiter le musée du kauri.  Cet arbre gigantesque produit de la résine avec laquelle on fait des bijoux et toutes sortes d'objets sculptés.  En fin d'après-midi, nous sommes de retour à notre hôtel à Auckland. 

Dunes d'Opononi

Opononi (Photo Danielle Joannès)

15 janvier 2009Auckland – Mt Maunganui, près de Tauranga 
Nous avons prévu la visite d'un haut-lieu de l'ornithologie néo-zélandaise aujourd'hui mais il n'est pas facile à trouver malgré nos GPS.

Le Miranda Shorebird Centre est situé au nord de Miranda, à l'ouest de Thames, dans la péninsule de Coromandel. Il n'est pas nécessaire de se rendre jusqu'au centre pour voir les oiseaux car on peut garer sa voiture au bord de la route à 2 km au sud et très bien les voir depuis là.  Sinon, une fois au centre il faut suivre les poteaux au sommet orange et marcher pendant une bonne vingtaine de minutes.  La visite est gratuite mais les dons sont acceptés.  Les limicoles et laridés sont au rendez-vous.  Nous sommes survolés par environ 3000 Barges rousses qui font beaucoup de bruit et de nombreuses Échasses blanches mais je suis surtout intéressé par les Huîtriers variables et les Pluviers à double collier.  


Huitrier variable


Huîtrier variable (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)


J'ai aussi la chance de voir un Pluvier roux et un Pluvier anarhynque.  Il y en a sûrement d'autres mais le temps nous presse et nous décidons de ne plus longer la côte mais de passer par le centre de la Péninsule de Coromandel, ce que nous ne regrettons pas car la route montagneuse bordée d'hortensias bleus devient ensuite une  piste qui passe au milieu de paysages superbes.  Nous faisons une petite pause dans la réserve de Waipoupa sans la visiter car je trouve qu'il s'y trouve un peu trop d'oiseaux captifs.  Notre pique-nique sera d'ailleurs égayé par la visite surprise d'un Nestor superbe.  Ce psittacidé n'a peur de rien et n'hésite pas à grimper sur les tables pour vous dérober tout ce qu'il peut manger.  Après une courte halte à Katikati pour observer quelques façades de maisons sur lesquelles sont peintes des scènes de la vie de tous les jours, nous arrivons à Tauranga où nous partageons une petite suite dans l'hôtel Ambassador Motor Inn.

16 janvier 2009 : Tauranga – Rotorua

Il  fait beau  et j'en profite pour me lever tôt et faire un petit tour le long d'une rivière.  Un Gérygone de Nouvelle-Zélande vole d'un Pohutukawa à l'autre  alors  qu'un Martin-chasseur sacré  fait entendre ses cris typiques.  Curieusement, il est posé sur la vase.  Après le petit-déjeuner, nous partons pour Te Puke où nous visitons une plantation de kiwis puis nous arrivons à Rotorua, une ville thermale où commencent les choses vraiment intéressantes avec la visite du musée qui se dresse au bord des magnifiques Jardins du Gouvernement.  Nous vivons la reconstitution d'un tremblement de terre qui a eu lieu à cet endroit en 1886 et n'avons guère de peine à imaginer la scène car partout  on sent le soufre.  Je quitte momentanément le groupe pour faire un tour au bord du lac où nagent plusieurs dizaines de Cygnes noirs et des Fuligules de Nouvelle-Zélande.  

Cygne noir

Cygne noir (Photo Huguette Rambaud)

Sur les pelouses au bord du lac, je peux approcher sans peine les nombreuses Talèves sultanes qui y cherchent de la nourriture.  Je suis malheureusement obligé de me dépêcher pour retrouver le groupe à l'église St-Faith.  C'est une belle église maorie, entourée de fumerolles et de statues de bois, montrant leur langue, comme d'habitude.  Comme elle est située au bord du lac, je peux encore voir des Cormorans  pie et un Cormoran noir.  La visite de la ville se poursuit au milieu des vapeurs sulfureuses et des sources bouillonnantes.  Nous avons beaucoup marché et nous apprécions d'autant plus l'énorme steak que nous grillons nous-mêmes sur une pierre brûlante avant de nous rendre au Kingsgate Hotel.

17 janvier 2009 Rotorua     

Nous sommes les premiers sur place à Waimangu Volcanic Valley ce qui nous donne le loisir de filmer, de photographier et d'observer les phénomènes volcaniques et géologiques sans être dérangés.  Comme hier, l'odeur de soufre règne partout et les vapeurs des eaux bouillonnantes donnent au paysage une atmosphère très particulière. On se croirait au milieu de quelque enfer dantesque.  Il faut marcher pendant 4 km avant d'arriver à un lac et de prendre le bus de retour mais le chemin ne nous semble pas long tant il y a de choses à voir.  Sur le plan ornithologique, j'entends de nombreux Pinsons des arbres, introduits d'Europe comme bien d'autres espèces et je vois quelques Colins de Californie qui se sont bien adaptés également à leur nouvel environnement. 

Colin de Californie

Colins de Californie (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

De retour à Rotorua, nous visitons le site de Te Puia où nous admirons des geysers qui nous rappellent notre séjour dans le Yellowstone, aux USA. Parmi ceux-ci, Pohutu est indubitablement le plus spectaculaire.

Geyser Rotorua

Geyser Pohutu (Photo Danielle Joannès)

Waimangu

Waimangu (Photo Danielle Joannès)

Je vois plusieurs Zostérops à dos gris et des Cormorans variés qui passent au-dessus du site.  Nous avons la possibilité d'observer des Kiwis austraux mais ils ne sont malheureusement pas en liberté.  Ce sont des oiseaux de nuit et la seule possibilité de les voir est de partir avec un groupe d'ornithologues, ce que nous n'aurons pas le temps de faire.   Dans l'après-midi, nous sommes conviés à la cérémonie de bienvenue des Maoris qui nous offrent en prime un spectacle culturel de bonne facture.  Le Haka y occupe bien entendu une place prééminente.  Le soir, nous ne mangeons pas à l'hôtel parce que nous avons droit à un Hangi, un repas traditionnel maori comprenant notamment des viandes et des légumes cuits à l'étouffée qui nous laissera un excellent souvenir.  

Quantité d'organismes se proposent pour vous offrir de tels spectacles mais ils sont de qualité inégale.    Nous avons choisi le programme de Mitai et ne l'avons pas regretté.  De tous les spectacles que nous avons vus, c'était le plus complet et celui offrant le meilleur rapport qualité-prix.  Par rapport aux autres organismes, il a l'avantage de présenter une arrivée de Maoris en canots de guerre.  Nous avons aussi fait une promenade nocturne en forêt pour voir les vers luisants mais ceux-ci ont été quelque peu effarouchés par la foule des participants et se sont montrés en plus petit nombre que ce que nous espérions.

18 janvier 2009 :      Rotorua – Tongariro National Park près de Whakapapa Village

Le temps est couvert mais cela ne gâche pas la visite du site de Wai-O-Tapu, près de Rotorua.  Nous marchons pendant près de 3 km sur une véritable cocotte minute.  Il est très impressionnant de savoir que le sol bouillonne à quelques mètres sous nos pieds.  Cela ne semble guère déranger les oiseaux puisque nous voyons une Échasse blanche déambuler tranquillement avec son poussin au bord d'un lac sulfureux et c'est tout près de là que je coche mon premier Pipit austral.  

Le Geyser "Lady Knox" nous déçoit un peu après ce que nous avons vu la veille car il est déclenché artificiellement au moyen d'un produit chimique qu'un garde verse dans l'orifice de sortie.   Nous poursuivons notre route via les chutes d'eau de "Huka Falls" et faisons un arrêt pique-nique en plein vent au bord du lac Taupo.  Nous en profitons pour nourrir les Mouettes scopulines avant de repartir pour notre hôtel, le Skotel Alpine Resort,  que nous atteignons en fin d'après-midi. Il fait nettement plus frais à présent car nous sommes à plus de 1100 m d'altitude.  A peine nos bagages posés, nous partons pour un peu plus de deux heures de promenade sur les pelouses montagnardes et dans la forêt.  Les chants flûtés des Gérygones de Nouvelle-Zélande nous accompagnent tout au long du chemin.  Notre promenade se termine juste avant la pluie qui tombera à verse pendant la nuit mais nous n'en avons cure.

19 janvier 2009 : Tongariro National Park – Napier 

Nous quittons les montagnes du parc national de Whakapapa en empruntant une belle route tortueuse et passons au milieu de collines couvertes d'herbes dont se nourrissent les troupeaux d'ovins.  Nous pique-niquons entre deux averses et tout au long de notre route, j'ai pu voir plusieurs Busards de Gould, des Vanneaux soldats, des Cassicans flûteurs, des Sizerins flammés et encore quelques Pipits austraux.  

Cassican flûteur

Cassican flûteur (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

Nous arrivons à Napier en fin d'après-midi.  Cette ville a été reconstruite en style Art Déco après le tremblement de terre de 1930.  Il y fait nettement plus chaud car nous sommes au bord de la mer et non plus en montagne.  De l'hôtel Blue Waters, je peux observer quelques Mouettes de Buller et même un Fou austral, mais j'en verrai bien plus le jour suivant.

20 janvier 2009 : Napier 

Nous avons réservé une sortie avec Gannet Safari Tours afin de pouvoir nous rendre à la colonie de Fous austraux. On nous y emmène en bus 4X4 à travers une très grande ferme car le site est privé.  La piste monte et descend et offre des vues splendides sur la côte rocheuse du Cap Kidnappers.  Une fois arrivés sur place, nous avons tout le loisir d'observer de très près la colonie, forte de près de 20 000 oiseaux.  Ils ne sont pas très farouches et passent à seulement quelques mètres au-dessus de nos têtes.  Les rémiges secondaires noires permettent de les distinguer de leurs cousins les Fous de Bassan.  Les poussins sont nourris par les adultes dans un bruit indescriptible.  Une fois ce spectacle terminé, nous visitons une plantation d'arbres fruitiers dans la région de Hastings puis un établissement  vinicole.

Fous austraux

Fous austraux (Photo Huguette Rambaud)


21 janvier 2009 : Napier – Wellington       

Nous continuons notre voyage vers le sud et comme il fait moins chaud, les biotopes changent peu à peu et les Martins tristes, si fréquents jusqu'alors, se font plus rares.  Les Tuis cravate-frisée en revanche sont toujours aussi nombreux.  

Martin triste

 Martin triste (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

Nous pique-niquons au Bruce Wildlife Centre où nous pouvons voir entre autres oiseaux, la fameuse Talève takahé mais ce n'est pas vraiment un oiseau sauvage sur ce site de protection, tout comme le Nestor superbe que l'on trouve ici également.  En fin d'après-midi, nous arrivons à Wellington, la capitale administrative.  Nous logeons à l'hôtel Ibis, très bien situé mais il faut se débrouiller pour trouver un parking pour nos voitures et ce n'est pas très facile quand on n'a rien réservé depuis la France.

GD

Sur la plage de sable noir de Napier (Photo Rosy Grillo)

22 janvier 2009 : Wellington – Kapiti Island Wellington          

La journée d'aujourd'hui sera consacrée à l'ornithologie. Pour se rendre sur l'Île de Kapiti, non loin de Wellington, il faut faire une demande au DOC (Department Of Conservation) et payer un droit d'entrée.  Il faut également réserver la traversée jusqu'à l'île, ce que nous avions fait depuis la France.  Une fois sur place, nous montons dans un petit bateau placé sur la remorque d'un tracteur qui effectue la mise à l'eau en marche arrière.  Nous en profitons pour observer les quelques dizaines de Sternes taras qui se reposent sur la plage.  Un quart d'heure plus tard nous posons le pied sur cette île rocheuse recouverte de forêt.  Nous avons choisi d'aborder au point nommé Rangatira plutôt qu'au nord de l'île qui permet surtout de voir des limicoles.  Impossible de visiter l'île sans écouter la demi-heure de conseils donnés en anglais.  Comme l'île a été débarrassée à grands frais de tout animal pouvant nuire aux oiseaux endémiques que l'on trouve sur Kapiti, nous devons aussi vérifier si aucun rongeur ne s'est introduit dans nos sacs. Nous entamons la montée vers le sommet, situé à 521 m d'altitude par le chemin le plus abrupt.  Très vite les oiseaux se font voir.  Le premier est le Râle wéka, toujours prêt à voler quelque nourriture. 

 

Rale weka

Râle Wéka (Photo Danielle Joannès)

Nous verrons ensuite quelques Perruches de Sparrman, des Mohouas à tête blanche et des Méliphages carillonneurs.  Un petit oiseau noir, très familier se pose tout près sur le sentier : le Miro rubisole.  Chacun monte à son rythme et le groupe se divise peu à peu.  François et Huguette nous rejoignent près d'une petite table où nous cassons la croûte, ce qui a pour effet d'attirer immédiatement un Râle wéka et un Nestor superbe.  Celui-ci se pose d'ailleurs sans gêne sur le dos de Danielle, puis sur le celui de François en espérant que ceux-ci prendront peur et laisseront tomber de quoi manger.  Stoïques, ils subiront les assauts de l'oiseau sans le nourrir et celui-ci finira par abandonner la partie, non sans avoir feuilleté les pages de mon guide d'oiseaux.  C'est également à cet endroit que se trouve un distributeur d'eau sucrée dont raffolent les Méliphages hihis.  Nous montons ensuite vers le sommet mais la brume couvre tout et nous faisons demi-tour.  Rosy et Marie-Claire auront la chance de voir un Créadion rounoir en arrivant au bas du sentier et Huguette et François, une Talève takahé.  Il est d'ailleurs à noter que la plupart des oiseaux sont visibles dans la première partie de la montée.  N'ayez donc pas de regrets si vous ne pouvez atteindre le sommet.  En attendant le bateau pour le retour, nous restons sur la plage où se trouvent de nombreux Goélands dominicains et quelques Huîtriers variables.

Goéland dominicain

Goéland dominicain (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

Nous retournons ensuite vers Wellington, la bien nommée cité venteuse et admirons le paysage le long de la Marine Drive avant de retourner à l'hôtel.

23 janvier 2009 : Wellington  
Le petit-déjeuner pris, nous empruntons le funiculaire qui nous mène au Jardin botanique de la ville.  Les arbres qui s'y trouvent sont absolument magnifiques, tout comme les fleurs.  Il y a notamment un parterre d'hortensias qui est une véritable merveille et qui à lui seul vaut le détour.  Tout près de là, un Tui cravate-frisée lance quelques vocalises étonnantes.  La visite de la ville se poursuit ensuite au musée Te Papa qui regroupe des salles sur l'histoire du pays, sur la nature et la peinture.  Il faudrait y passer bien plus de temps pour l'apprécier à sa juste valeur mais c'est justement ce dont nous ne disposons pas, d'autant plus que nous voulons aussi voir le parlement, dont un des bâtiments est construit en forme de ruche.  Quelques magasins de souvenirs, quelques photos des édifices de la ville et la journée s'achève.

24 janvier 2009Wellington – Picton - Nelson 

Nous nous levons à 5 h 30 pour pouvoir arriver à temps au port.  C'est en effet aujourd'hui que nous quittons l'Île du Nord pour l'Île du Sud.  Les places chez Ferry Interislander ont été réservées depuis la France et il ne faut pas arriver en retard.  Nous n'oublierons pas non plus de souhaiter un bon anniversaire à Marie-Claire et de faire une petite fête!  

Je pensais que je verrais beaucoup d'oiseaux pendant la traversée du Détroit de Cook qui dure quand même trois heures mais ce ne fut pas vraiment le cas.  Le vent soufflait fort et j'avais beau écarquiller les yeux à la recherches de pétrels et autres oiseaux de mer, je n'ai vu que quelques Puffins volages, Puffins fuligineux, Fous austraux et Cormorans mouchetés.  Heureusement, depuis le pont du Kaitaki, en arrivant sur les côtes de l'Île du Sud, j'ai eu la chance de voir 4 Prions colombes, un Labbe parasite ainsi qu'un beau Manchot pygmée, facilement reconnaissable à sa couleur bleu ardoise.  Nous débarquons à Picton et prenons la route nommée Queen Charlotte Drive qui nous offre de magnifiques panoramas, d'autant plus qu'il fait un temps superbe.  


Queen Charlotte Drive

Queen Charlotte Drive (Photo Danielle Joannès)

En cours de route, je peux encore apercevoir une Sterne caspienne ainsi que quelques Carpophages de Nouvelle-Zélande.  Nous logeons au Kingsgate Beachcomber Hotel mais ne pouvons y prendre notre repas du soir car le restaurant n'est pas ouvert le dimanche.  Nous nous rabattons sur le Hot Rock Gourmet Pizza Pasta Bar. Un conseil : évitez-le!

 25 janvier 2009Nelson – Greymouth 


Nous descendons à présent vers le sud de cette île, sur la côte ouest.  Tout au long de cette route, nous verrons les oiseaux vus précédemment : Busards de Gould, Talèves sultanes, Vanneaux soldats, Cassicans flûteurs et Tuis cravate-frisée notamment.  Il y a beaucoup de travaux sur les routes, ce qui nous ralentit un peu, mais n'a guère d'effet sur le comportement des autochtones, qui ne s'occupent pas des limitations de vitesse. Nous arrivons au Cap Foulwind, dans la Baie de Tauranga et y voyons de nombreuses Otaries à fourrure de Nouvelle-Zélande nager avec souplesse entre les rochers sur lesquels s'écrasent de grosses vagues.  Le ciel et la mer sont bleus et il y a des plantes grasses et des fougères arborescentes un peu partout.  Un vrai paysage de carte postale.


Tauranga
La Baie de Tauranga (Photo Danielle Joannès)


A Punakaiki, nous prenons le temps d'observer les trous de souffleur par lesquels les vagues sont projetées vers le ciel ainsi que les "Pancakes", ces formations rocheuses en strates qui font la renommée de ce point.  Nous arrivons à Greymouth où il fait encore jour à 21 h 30.  Notre hôtel sera encore une fois un Kingsgate. 

26 janvier : 2009 : Greymouth – Franz Josef        

 Au cours de la matinée, nous sommes allés visiter Shantytown, une ville minière reconstituée.  C'est assez artificiel mais très plaisant quand même.  J'ai le plaisir de m'initier au travail d'orpailleur et je sais à présent qu'il faut un bon tour de main pour séparer l'eau et le gravier du précieux métal.  J'ai d'ailleurs emporté quelques milligrammes d'or comme souvenir.  Nous longeons la côte jusqu'au lac Ianthe où je peux observer un Cormoran noir et de nombreux oiseaux déjà vus.  En revanche, dans la région de Hari-Hari, je coche le Tadorne de paradis.  La femelle, avec sa tête toute blanche, se voit de loin.  Le mâle a des couleurs plus discrètes, ce qui est rarement le cas chez les anatidés. Nous voyons de plus en plus d'élevages de biches et de cerfs dont la viande sera expédiée dans le monde entier. Enfin, nous arrivons dans la région des glaciers.  Le premier d'entre eux est le glacier Franz Josef que l'on atteint par une piste de terre qui passe au milieu des fougères arborescentes.  Le contraste entre la végétation tropicale et le glacier est saisissant.  Nous faisons une petite marche pour nous approcher un peu et j'aurai ainsi l'occasion de voir encore quelques Gérygones de Nouvelle-Zélande. En cours de route, nous faisons une pause au bord de mer, du côté de Gillespie Beach.  Un psittacidé nous survole et crie :"Kea Kea" ce qui facilite son identification : c'est le Nestor kéa.  Nous arrivons sous une pluie fine au bien nommé hôtel Rain Forest Retreat.  La vue sur la végétation luxuriante est très agréable et comme il me reste un peu de temps avant le repas du soir, je pars à la recherche d'oiseaux.  Je verrais de très près 4 Zostérops à dos gris ainsi qu'un Carpophage de Nouvelle-Zélande. D'autres oiseaux comme le Merle noir ou le Pinson des arbres chantent également mais ils n'ont pas le même charme ici.

Carpophage de NZ

Carpophage de Nouvelle-Zélande (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

 27 janvier 2009 : Franz-Josef Haast  
Tout comme pour le Glacier Franz-Josef, l'accès au Fox Glacier se fait par une piste.  Ce dernier est plus joli que le premier et offre une deuxième vue à partir du site de Glacier View.  Le temps est pluvieux mais nous avons bien aimé la promenade dans la belle forêt pluviale.  Le dépaysement est garanti.  


Glacier Franz Josef

Le Glacier Franz Josef (Photo Danielle Joannès)

J'ai pu voir aux abords du glacier quelques Sizerins flammés et un Miro mésange.  Après une petite promenade, nous avons poursuivi notre route vers le sud en passant par le lac Matheson dont nous avons fait le tour. Ce fut une très belle promenade également.  Non loin de là, j'ai pu observer une vingtaine de Tadornes de paradis, quelques Canards à sourcils, un Méliphage carillonneur, plusieurs Gérygones de Nouvelle-Zélande et une Aigrette à face blanche.  


Aigrette à face blanche

Aigrette à face blanche ((Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

Depuis le Lac Matheson où nous déjeunons, nous avons une très belle vue sur le Mont Tasman.  


Mont Cook

Le Mont Tasman (Photo Danielle Joannès)


Plus au sud, vers le Lac Paringa, nous sommes un peu embêtés par des mouches de sable qui nous piquent. Je m'attendais à pire.  Après le lac Moeraki, nous retrouvons la mer et voyons quelques Otaries à fourrure de Nouvelle-Zélande.  Les vagues sont grosses, il y a beaucoup de vent mais le ciel est d'un beau bleu malgré tout. Au loin, je peux observer quelques albatros indéterminés ainsi que des puffins non identifiés avec précision.

Nous arrivons en soirée à l'hôtel World Heritage, au milieu de nulle part dans la région de Haast.  Cet hôtel est entouré de prairies où j'observe des Vanneaux soldats, des Pluviers à double collier, des Huîtriers variables, des Talèves sultanes et curieusement, un oiseau que l'on trouve plutôt en altitude chez nous, le Sizerin flammé.  Il est vrai que nous nous rapprochons peu à peu du sud de la Nouvelle-Zélande, ce qui correspond donc au nord de l'Europe.

28 janvier 2009 : Haast – Queenstown

Nous quittons le bord de mer pour revenir un peu dans les terres en passant par le Col de Haast puis par la plus haute route de Nouvelle-Zélande, du côté de Cardrona.   Rien de nouveau sur le plan ornithologique ni sur le plan des paysages ou de la culture, si ce n'est que l'on ne rencontre plus beaucoup de Maoris, cantonnés sur l'Île du Nord.  Nous arrivons à Queenstown, une belle ville au bord du lac Wakatipu où les Mouettes de Buller et les Fuligules de Nouvelle-Zélande sont assez communs.  

Queenstown

Queenstown (Photo Danielle Joannès)

Cette ville est très fréquentée par les jeunes car c'est l'endroit où les sports extrêmes comme le saut à l'élastique par exemple, sont très en vogue.  Nous prenons la télécabine qui nous mène au sommet de Bob's Peak d'où nous avons une très belle vue sur la région.  De retour au bord du lac, nous allons au "Pier 19" où nous prenons un bon repas. Nous passons la nuit au Mercure Hotel Resort,  sur les hauteurs autour du lac.

29 janvier 2009 : Queenstown – Te Anau                    

Nous faisons nos courses à Queenstown le matin car il faut bien s'acheter quelques souvenirs.  Il ne fait pas très beau et il tombe même quelques gouttes.  Au début de l'après-midi, nous prenons la route vers Te Anau à travers les collines couvertes d'une herbe jaune où des conifères et des buissons font quelques taches vertes.  Un Grèbe huppé surveille son jeune sur le lac de Te Anau et l'on voit aussi les habituels Cormorans pie, Fuligules de Nouvelle-Zélande et Mouettes de Buller.  

Le soir, à l'hôtel Luxmore, nous fêtons l'anniversaire de Marie-Claire et le départ à la retraite de Michèle. Toutes les occasions sont bonnes pour passer du bon temps.  

30 janvier 2009 : Te Anau – Milford Sound 

Nous nous levons avant 5 heures du matin car il ne faudrait pas rater le départ du bateau.  Nous avons réservé une croisière sur le Milford Wanderer et il peut y avoir du monde sur la route sinueuse qui nous mènera jusque dans le célèbre Milford Sound.  De plus nous voulons aussi profiter des merveilleux paysages qui s'offrent à notre vue tout au long du trajet.  Étant donné la latitude, on se croirait à présent dans le nord de l'Europe.  Nous faisons d'abord un arrêt au Lac Mistletoe où nous observons quelques Bernaches du Canada, des Zostérops à dos gris, des Gérygones de Nouvelle-Zélande et des Sizerins flammés.  Deuxième arrêt au Mirror Lakes où nous voyons des Tadornes de paradis et des Canards à sourcils se refléter dans les eaux de ce lac de montagne.  Bien entendu, il nous faut chasser de temps à autre quelques insectes qui piquent mais ils font partie de la faune locale et il faut s'y habituer.  Il y en a également dans la superbe forêt pluviale que nous visitons en suivant le sentier nommé Gunn Lake Nature Walk qui s'enfonce dans la forêt de faux-hêtres.  Il y a là des arbres énormes, recouverts de mousses, certains pourrissant sur pied ou au sol.  On a toujours l'impression que quelque monstre apparaîtra comme par magie au prochain virage.  J'y vois un Miro Mésange et un Xénique grimpeur et j'entends chanter d'autres oiseaux déjà vus et qui se cachent dans l'épaisse végétation.

Nous montons ensuite un col où nous faisons une pause, l'accès au tunnel Homer étant bloqué par un feu rouge.  Ce tunnel de plus d'un km de long ne respecte assurément pas les normes de sécurité européennes.  Il est taillé directement dans la roche, n'est pas éclairé et descend en pente assez raide vers l'autre côté de la montagne. Comme il est étroit et que la route est dégradée, la circulation se fait alternativement dans un sens puis dans l'autre pour limiter les risques d'accidents.  L'évacuation des gaz d'échappement ne se fait pas, ou se fait mal et on a vraiment l'impression de descendre en enfer quand on l'emprunte pour aller à Milford Sound.  Heureusement, une fois sortis, le paysage est magnifique, entourés que nous sommes de hautes montagnes couvertes de glaciers.  En attendant, 5 Nestors Kéa nous tiennent compagnie et se montrent aussi effrontés que leurs cousins rencontrés sur l'Île du Nord.  

Arrivés dans le fjord, nous prenons un déjeuner au restaurant du coin et embarquons sur le Milford Wanderer.  C'est un beau voilier à deux mâts mais il y a également un moteur et les voiles sont surtout là pour faire joli.  Nous avions réservé 2 cabines avec couchettes pour 4 personnes et constatons avec surprise que nous sommes les passagers les plus âgés.  Les cabines sont très étroites et le confort sommaire mais nous ne le regretterons pas car nous sommes plus près de la mer et éprouvons des sensations que nous n'aurions pas ressenties sur un yacht de luxe.

Nous prenons rapidement la mer et longeons les parois à pic du fjord.  Comme il pleut, les nuages nous cachent un peu les sommets des montagnes mais la brume accrochée à leurs flancs ajoute à la féérie du paysage.  Des centaines de cascades grossies par les pluies plongent dans la mer.  On s'en approche au plus près et tous ceux qui restent sur le pont prennent une bonne douche.  Nous voyons quelques Sternes tara, des Mouettes de Buller, des Mouettes scopulines et également des Otaries à fourrure de Nouvelle-Zélande.  Le bateau jette l'ancre au milieu d'une baie calme et nous passons la nuit à bord.  


Milford Sound

Milford Sound (Photo Danielle Joannès)
  

31 janvier 2009 : Milford Sound Te Anau  Invercargill                      

Nous avons dormi certes, mais la cabine était étroite et il y avait du bruit dans certaines parties du bateau.  Malgré tout, nous sortons sur le pont pour voir la manœuvre car une jeune fille hisse les voiles, surtout pour le folklore. Nous remontons le fjord jusqu'à la mer et le bateau tangue de plus en plus.  Il ne fait pas beau car le temps est brumeux mais il n'y a pas trop de vent.  Pourtant, il y a des creux de 2 mètres et nous prenons plaisir à nous tenir à la proue, tandis que le bateau tape sur les vagues.  Nous imaginons ce que cela doit être de naviguer dans ces parages quand la tempête souffle.  Peu d'oiseaux sont visibles et les cascades sont moins impressionnantes car il ne pleut plus.  

Nous revenons au port et débarquons, prêts pour la suite du programme.  A la sortie du tunnel Homer, que nous prenons dans le sens de la montée cette fois-ci,  un Nestor Kéa nous attend sur le bord de la route.  Encore un dernier coup d'œil sur les montagnes couvertes de brume et nous redescendons dans la vallée.  

Nous nous dirigeons ensuite vers Invercargill par la route pittoresque (scenic route) et revoyons nos oiseaux habituels.  Il y a les nombreux Goélands dominicains et Mouettes de Buller, des Vanneaux soldats et des Busards de Gould.  Les routes sont bonnes et peu fréquentées dans cette région.  Nous sommes ébahis par ce que nous voyons lorsque nous arrivons à Te Waewae Bay.  Des dizaines de milliers de Puffins fuligineux voletaient au-dessus des flots sur 200 m de large, tous dans la même direction.  Ils passaient déjà sans arrêt depuis une demi-heure quand nous avons décidé de reprendre la route.  C'est sous la pluie et le vent que nous arrivons à Invercargill, une ville sans aucun cachet.  Nous posons nos valises au Kelvin Hotel et malgré la fatigue nous poussons une pointe vers le sud, jusqu'à Bluff d'où l'on a un beau point de vue sur l'île Stewart.  Je peux noter encore des Puffins fuligineux, des Échasses blanches et une dizaine de Vanneaux soldats.

Hull

La région de Hull (Photo Danielle Joannès)

01 février 2009 : Invercargill   Dunedin            

 Nous sommes au sud de l'Île du Sud et nous longeons à présent la côte vers l'est en prenant de petites routes couvertes de gravillons.  Le paysage est plat et il y a beaucoup de vent.  Nous voyons encore un bon millier de Puffins fuligineux et des Cormorans mouchetés et décidons de faire un petit détour pour atteindre Slope Point, le point le plus méridional de l'Île du Sud.  Cette fois-ci, nous sommes au sommet d'une petite falaise et le vent souffle à présent en tempête.  Nous avons du mal à nous tenir debout et cela déclenche une franche partie de rigolade.  Nous suivons ensuite la Catlins Road vers le nord-est, en faisant de temps à autre une petite pause pour admirer le paysage ou observer quelques oiseaux.  C'est ainsi que je coche la Spatule royale.  Elles sont environ vingt et ne semblent nullement gênées par le vent violent.  Au large, je vois passer quelques albatros mais ils sont trop éloignés pour que je puisse les déterminer avec certitude, même si j'ai mon idée là-dessus.  Des Otaries à fourrure de Nouvelle-Zélande trônent au sommet de gros rochers qu'elles ont escaladés avec leurs pieds palmés.  Elles semblent bien maladroites quand on les voit ramper en ondulant mais elles atteignent des endroits inimaginables.  Non loin d'elles, je coche le Cormoran bronzé.  

Cote NZ

Une vue de la côte (Photo Danielle Joannès)

Nous finissons par atteindre Dunedin où nous logeons à The Brothers Boutique Hotel.  Le patron est sympathique et l'hôtel a un certain cachet mais on n'y sert pas de repas.  Nous allons par conséquent en ville pour nous restaurer et jeter un premier coup d'œil à l'architecture des bâtiments qui rappellent la Grande-Bretagne.

02 février 2009Dunedin 

Nous décidons d'aller faire un tour dans l’OCTAGON, c'est-à-dire le centre-ville.  C'est un endroit agréable où l'influence écossaise est visible, comme le prouve la statue du poète Robert Burns devant la cathédrale Saint-Joseph, mais également l'architecture des édifices publics les plus importants : la cathédrale Saint-Paul, les bâtiments des chambres municipales, l'église de la First Church et surtout la magnifique gare ferroviaire.  

Dunedin

L'Octagon de Dunedin (Photo Huguette Rambaud)

L'après-midi, nous visitons Larnach Castle, situé un peu en dehors de la ville, sur la Péninsule d'Otago.  Nous y allons par la route haute et revenons par la route basse afin de profiter du paysage.  Rien de neuf sur le plan ornithologique, ce qui ne veut pas dire que nous n'avons pas vu d'oiseaux.

03 février 2009 : Péninsule d'Otago                             

 Aujourd'hui est une journée consacrée à l'ornithologie et en nous rendant sur la Péninsule d'Otago, nous voyons 5 Cygnes noirs, des Cormorans pie, des Sternes taras et d'autres oiseaux de mer assez communs.  

Cormoran pie

Cormorans pie juvéniles (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

Nous nous rendons d'abord à un centre qui s'occupe de la protection du très rare Manchot antipode.  Cet oiseau qui niche dans les dunes et les forêts bordant la mer ne se reproduit pas en colonie et de ce fait, est difficile à dénombrer et à protéger. Nous en voyons quelques-uns, bien sûr, mais ce sont surtout des jeunes qui attendent que les parents viennent les nourrir, ce qu'ils ne font que dans la soirée.  Notre contribution financière servira à la protection de cet oiseau et à l'enrichissement du possesseur du site de nidification.  J'espère que la plus grosse partie de l'argent ainsi récolté ira avant tout à la protection du biotope de ce joli manchot aux yeux jaunes car sa raréfaction serait en partie due à la disparition des forêts littorales. 

En attendant de  pouvoir nous rendre sur le site, lui aussi privé, qui abrite la colonie d'Albatros royaux, nous prenons le temps d'observer quelques Spatules royales et de nombreux Cormorans mouchetés qui passent et repassent devant les falaises.  Nous craignons d'être déçus une nouvelle fois car les oiseaux viennent eux aussi nourrir leurs petits en fin d'après-midi.  Lorsque le premier individu passe devant la fenêtre de l'abri où nous sommes installés, il déclenche des cris d'émerveillement.  C'est un oiseau vraiment magnifique, aux ailes longues et étroites, qui peut atteindre 3 mètres d'envergure.  Il semble planer sans effort, ne battant des ailes que pour freiner à l'atterrissage.  Celui-ci ne se déroule d'ailleurs pas toujours aussi bien que l'oiseau le souhaiterait.  Le mâle est souvent accueilli par la femelle et les deux oiseaux lancent alors des cris en pointant le bec vers le ciel.  Nous avons de la chance parce que nous en verrons une bonne dizaine passer à plusieurs reprises juste devant nous.

Albatros royal

Albatros royal (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

Nous verrons aussi une colonie de Cormorans bronzés mais ceux-ci auront du mal à supporter la comparaison.  La journée se termine par la visite du Fort de Taiaroa mais le pauvre guide qui nous explique le fonctionnement du canon a bien du mal à nous intéresser tant notre esprit est encore ailleurs.

04 février 2009 : Dunedin - Omarama 

J'ai pris un coup de vieux aujourd'hui et mes compagnons de voyage qui ne l'ont pas oublié ont organisé une fête fort sympathique à cette occasion.  Merci encore à eux.  Nous nous arrêtons en cours de route pour voir de grosses formations rocheuses sur la plage à Moeraki, les fameux Moeraki Boulders.  On les voit partout en photo dans les guides et nous nous attendions à voir d'énormes rochers.  Finalement, ils ne sont pas très gros et de plus il faut payer pour accéder à la plage.

Nous passons dans une région d'élevage où l'on voit de nombreux moutons et cervidés. A Oamaru, nous voyons qu'il aurait été possible de voir gratuitement les Manchots antipodes lorsqu'ils viennent sur une plage pour aller nourrir leurs petits.  L'ennui, c'est qu'ils ne font cela qu'en fin d'après-midi et que nous ne pouvons les attendre.  On peut également tenter d'observer le Manchot pygmée dans la même région mais il faut le faire vers 20 heures. Nous visitons la ville qui a un cachet très particulier.  C'est une ville qui a été très prospère à une époque et qui offre encore à la vue de très beaux bâtiments.  Il y a aussi quelques artistes sculpteurs qui travaillent dans des entrepôts et d'anciens ateliers industriels où l'on peut voir quelques œuvres d'art.  Rien de neuf sur le plan ornithologique.  A Takiroa, nous faisons une petite pause pour aller voir une falaise sur laquelle on a reproduit des peintures rupestres faites par les Maoris. Les originales ont été pillées ou sont à présent en sûreté dans un musée. Dans l'après-midi, nous arrivons à Omarama où nous logeons à l'hôtel Heritage Gateway.

Comme il fait beau et qu'il est encore assez tôt dans l'après-midi, nous partons pour les Clay Cliffs qui sont des formations rocheuses assez spectaculaires que l'eau a taillées dans le poudingue.  On peut se renseigner sur l'accès au site à la station Caltex à l'entrée de la ville et demander notamment si la route est ouverte car, une fois encore, le site est privé.  Pour s'y rendre, prenez la direction de Twizel et 5 km après Omarama la Quailburn Road à gauche puis la Henburn Road, encore une fois à gauche.  Il faut déposer ensuite son petit droit d'entrée dans une boîte devant une barrière et continuer ensuite jusqu'à la 2e barrière, voire plus loin si on est paresseux et que l'on dispose d'un 4X4.  Nous choisissons de marcher et de profiter du très beau paysage.

Clay Cliffs

Clay Cliffs (Photo Danielle Joannès)

05 février 2009 : Omarama – Lake Tekapo  

La route entre Omarama et le Mont Cook est très large, très droite et là plus qu'ailleurs, les Néo-Zélandais font fi des limitations de vitesse.  Nous sommes en vacances et ne suivons pas cet exemple.  Nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour filmer ou photographier le Mont Cook sous tous ses angles.  

Mont Cook

Le Mont Cook (Photo Danielle Joannès)

Dans la plaine nous verrons quelques Tadornes de paradis et environ 80 Bernaches du Canada et un certain nombre d'espèces introduites du vieux continent. Nous faisons une balade très agréable dans la région du Mont Cook et prenons un chemin facile qui nous permet d'arriver à Kea Point, près d'une moraine latérale du glacier Mueller qui est visible sur le flanc de la montagne.   Je recherche en vain une espèce nouvelle dans les rochers et me résous à quitter ce lieu idyllique.  Nous décidons d'aller pique-niquer dans la Tasman Valley et prenons une piste poussiéreuse qui me rappelle un peu celle de la Plaine des Sables à la Réunion.  Le repas pris, nous gravissons un sentier assez raide qui nous mène à un promontoire d'où l'on peut avoir une très belle vue sur la vallée et sur le glacier d'où se sont détachés quelques icebergs qui flottent à présent sur les eaux boueuses.

J'ai bien envie de trouver la très rare Échasse noire et je sais qu'il est possible de la voir à Twizel mais ce sera encore une fois dans des conditions qui ne me plairont peut-être pas.  Comme il faut retourner dans cette direction, je tente ma chance 500 mètres au nord de Glentanner, non loin du lac Pukaki. J'avais eu un tuyau d'un ornithologue et il s'est avéré bon.  Nous avons eu la chance d'observer environ 8 individus de cette espèce dans de bonnes conditions.  Il y avait là aussi des Bernaches du Canada, des Tadornes de paradis et quelques espèces vues par ailleurs.  Il ne faut pas se rendre dans la prairie au moment de la nidification pour ne pas gêner les oiseaux et on peut d'ailleurs les voir depuis le bord de la route en les cherchant un peu.


Echasse noire

Échasses noires (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

Nous avons été très contents de les trouver et l'émotion était à peine retombée quand nous sommes arrivés à Lake Tekapo Scenic Resort, où nous avons passé la nuit.

 
 06 février 2009 : Lake Tekapo  Christchurch   

Nous quittons Lake Tekapo afin de nous rendre à Christchurch, la plus grande ville de l'Île du Sud.  Nous passons par Geraldine et l'intérieur du pays pour éviter les grandes routes où les gens roulent trop vite sans faire attention au paysage.  C'est la fête nationale en Nouvelle-Zélande mais les cérémonies importantes se déroulent dans l'Île du Nord.  

Nous voyons de nombreux Cassicans flûteurs et Vanneaux soldats mais je suis surtout content  de cocher la Guifette des galets.  Quatre d'entre elles volent au-dessus d'un champ.  Nous arrivons assez tôt à Christchurch, ce qui nous laisse du temps pour nous promener en ville sans nous presser.  La ville est agréable avec ses beaux jardins, ses statues et ses promenades en bateau sur la rivière Avon.  En plus, il fait 30°C et nous avions un peu perdu la sensation de chaleur plus au sud.  Nous nous installons au Quest Apartment et il faut déjà penser à réserver notre taxi pour l'aéroport car nous rendrons la voiture le soir avant notre départ.

Christchurch

Christchurch (Photo Danielle Joannès)

07 février 2009 : Christchurch – Akaroa – Christchurch

Nous passons par l'intérieur de la Péninsule de Banks en prenant d'étroites routes poussiéreuses où les croisements sont très difficiles, surtout lorsque de gros camping-cars, bravant les interdictions qui leurs sont imposées se retrouvent nez-à-nez avec vous.  Les manœuvres sur les pistes bordant des ravins sont délicates mais tout se passe dans la bonne humeur et les paysages sont somptueux.  Il y a de nombreuses Bernaches du Canada en bord de mer, des Sternes taras et des Talèves sultanes.  Je revois avec plaisir un Martin-chasseur sacré avant d'arriver à Akaroa.  Cette ville avait été occupée par les Français et de nombreux édifices ou rues portent encore des noms qui fleurent bon la Vieille France.


Waikokopu

Un Waikokopu (Photo Huguette Rambaud)


Nous aimerions nous attarder et je jetterais bien un coup d'œil sur les rivages qui bordent la route tortueuse mais il faut se dépêcher de rendre la voiture à l'aéroport de Christchurch.  Je pousse un peu le moteur, ce que je déteste faire et secoue mes passagers sur les routes qui montent, descendent et tournent sans arrêt.  Nous avons juste le temps de récupérer la deuxième voiture à l'hôtel et de foncer à l'aéroport.  Nous avons totalisé près de 5600 km et nous avons à présent une assez bonne idée de l'Île Continent.

08 – 09 février 2009 : Voyage de retour                              

Nous avons réservé un grand van en guise de taxi et celui-ci emporte aussi nos bagages dans une remorque.  On nous avait proposé un taxi à l'hôtel mais notre solution était nettement moins onéreuse.  A 6 h du matin, le taxi est là, à l'heure prévue.  Nous nous embarquons d'abord pour Auckland, non sans avoir été surpris par la politique d'Air New-Zealand qui fait payer 15$ pour 2 bagages par personne et 65$ pour 3, le poids de ceux-ci étant limité à 25 kg.  Il ne faut donc surtout pas emporter 2 petites valises si vous voyagez seul.  Après Auckland, ce fut Hong-Kong, puis enfin Paris après 27 h de vol, sans compter les escales.  A partir de maintenant, les voyages nous sembleront moins longs.

Liste des espèces observées.

Je me suis servi de l'édition révisée du "Field Guide to the Birds of New-Zealand", de Heather, Robertson et Onley publié chez Penguin.  C'est un bon ouvrage, très complet et que l'on peut quand même emporter sur le terrain. Outre les noms communément utilisés par les ornithologues, les auteurs donnent également les noms maoris.  

01 Kiwi austral Apteryx australis Oiseau endémique rare que nous n'avons vu qu'en captivité.  Pour le voir en liberté, il faut être accompagné par des ornithologues locaux et faire une sortie nocturne.
02 Grèbe huppé Podiceps cristatus Un individu avec un jeune au lac Te Anau.
03 Albatros royal Diomedea epomophora Une espèce vraiment très spectaculaire vue quelques fois en mer et surtout à la colonie de la Péninsule d'Otago.  
04 Puffin fuligineux Puffinus griseus Très commun par endroits.  
05 Puffin volage Puffinus gavia Quelques individus vus principalement dans le détroit de Cook.
06 Prion colombe Pachyptila turtur Quelques individus, notamment dans le détroit de Cook.
07 Manchot antipode Megadyptes antipodes Endémique peu fréquent. Vu sur un site protégé.
08 Manchot pygmée Eudyptula minor Un individu vu dans le détroit de Cook.
09 Fou austral Morrus serrator Commun.  Une très belle colonie à Cap Kidnappers.
10 Grand Cormoran Phalacrocorax carbo Assez commun mais ce n'est pas le plus fréquent des cormorans.
11 Cormoran varié Phalacrocorax varius Commun.
12 Cormoran noir Phalacrocorax sulcirostris Pas très fréquent?  On peut  le confondre avec un juvénile de Cormoran pie.
13 Cormoran pie Phalacrocorax melanoleucos Commun.  Attention avec les juvéniles que l'on peut confondre avec le Cormoran noir.
14 Cormoran moucheté Stictocarbo punctatus Commun.  Parfois en grandes troupes.
15 Cormoran bronzé Leucocarbo chalconotus Dans le sud de l'Île du Sud. Une colonie niche avec les Albatros royaux dans la Péninsule d'Otago.
16 Aigrette à face blanche Ardea novaehollandiae Très commune et peu farouche.
17 Spatule royale Platalea regia Quelques individus vus en colonies dans le sud.  
18 Cygne noir Cygnus atratus Espèce introduite, très commune.
19 Bernache du Canada Branta canadensis Espèce introduite, très commune.
20 Tadorne de paradis Tadorna variegata Espèce endémique assez commune.  On peut la trouver en centre ville dans des parcs.
21 Canard colvert Anas platyrhynchos Espèce introduite, très commune.
22 Fuligule de Nouvelle-Zélande Aythya novaeseelandiae Espèce endémique vue assez facilement sur les grands plans d'eau.
23 Busard de Gould Circus approximans Espèce très commune.
24 Colin de Californie Callipepla californica Espèce introduite assez peu  vue.
25 Râle wéka Gallirallus australis Espèce endémique vue à quelques reprises.  Très peu farouche.
26 Talève takahé Porphyrio mantelli Endémique rare.  Deux membres du groupe ont eu la chance d'en voir un individu sur Kapiti Island.
27 Talève sultane Porphyrio porphyrio Très commune et peu farouche.  Souvent sur les pelouses ou en prairie.
28 Foulque macroule Fulica atra Commune.
29 Huîtrier pie Haematopus ostralegus Espèce commune.  Attention à la confusion avec l'Huîtrier variable.
30 Huîtrier variable Haematopus unicolor Espèce endémique vue à plusieurs reprises.  La phase claire peut être confondue avec l'Huîtrier pie.
31 Vanneau soldat Vanellus miles Oiseau commun vu de  nombreuses fois.
32 Échasse blanche Himantopus himantopus Vue à plusieurs reprises, même dans des sites volcaniques.
33 Échasse noire Himantopus novaezelandiae Espèce endémique rare. Observée au nord du lac Pukaki.
34 Pluvier à double collier Charadrius bicinctus Vu à plusieurs reprises.
35 Pluvier roux Charadrius obscurus Espèce endémique rare, vue rarement.
36 Pluvier anarhynque Anarhynchus frontalis Espèce endémique que j'ai peu vue.
37 Barge rousse Limosa lapponica Vue en grand nombre à Miranda Shorebird.
38 Labbe parasite Stercorarius parasiticus Un individu dans le Détroit de Cook.
39

Goéland dominicain

Larus novaehollandiae Très commun.
40 Mouette scopuline Larus scopulinus Oiseau endémique très commun.
41 Mouette de Buller Larus bulleri Commune, surtout dans l'Île du Sud.
42 Sterne caspienne Hydroprogne caspia Espèce peu fréquente.
43 Sterne tara Sterna striata Très fréquente.
44 Guifette des galets Sterna albostriata Un petit groupe vu au-dessus d'un champ.
45 Carpophage de Nouvelle-Zélande Hemiphaga novaeseelandiae Endémique commun.  C'est vraiment un gros pigeon.
46 Pigeon biset Columba livia Espèce introduite, très commune.
47 Tourterelle rieuse Streptopelia roseogrisea Espèce introduite, très peu vue.
48 Nestor kéa Nestor notabilis Espèce endémique très familière vue à quelques reprises.  Uniquement dans l'Île du Sud.  Moins vert que dans le guide.
49 Nestor superbe Nestor meridionalis Espèce endémique très familière vue à quelques reprises.  Moins vert que dans le guide.
50 Perruche omnicolore Platycercus eximius Espèce introduite vue à plusieurs reprises. 
51 Perruche de Sparrman Cyanoramphus novaezelandiae Vue à plusieurs reprises. Assez fréquente sur l'île de Kapiti.
52 Martin-chasseur sacré Todiramphus sanctus Oiseau assez commun, surtout dans l'Île du Nord. On le repère facilement à cause de son cri.
53 Hirondelle de Tahiti Hirundo tahitica Espèce commune.
54 Xénique grimpeur Acanthisitta chloris Espèce endémique vue une fois en forêt pluviale.
55 Zostérop à dos gris Zosterops lateralis Espèce très commune.
56 Gérygone de Nouvelle-Zélande Gerygone igata Espèce endémique très commune, au chant mélodieux.
57 Grive musicienne Turdus philomelos Espèce introduite très commune.
58 Accenteur mouchet Prunella modularis Espèce introduite vue une fois sur un parking.
59 Alouette des champs Alauda arvensis Espèce commune. Introduite.
60 Pipit austral Anthus novaeseelandiae Quelques individus.
61 Mohoua à tête blanche Mohoua albicilla Espèce endémique. Quelques individus vus sur l'île de Kapiti.
62 Rhipidure à collier Rhipidura fuliginosa Espèce commune.
63 Miro mésange Petroica macrocephala Espèce endémique commune.
64 Miro rubisole Petroica australis Espèce endémique assez rare mais très confiante. Vu sur l'Île de Kapiti.
65 Tui cravate-frisée Prosthemadera novaeseelandiae Espèce endémique visible partout. Chant très particulier.
66 Méliphage hihi Notiomystis cincta Espèce endémique rare, observée sur l'Île de Kapiti.
67 Méliphage carilloneur Anthornis melanura Espèce endémique commune.  Chant très agréable.
68 Créadion rounoir Philesturnus carunculatus Espèce endémique rare vue sur l'Île de Kapiti par 2 membres de notre groupe.
69 Moineau domestique Passer domesticus Oiseau introduit.  Très commun.
70 Pinson des arbres Fringilla coelebs Oiseau introduit.  Très commun.
71 Sizerin flammé Carduelis flammea Oiseau introduit.  Commun.
72 Chardonneret élégant Carduelis carduelis Oiseau introduit.  Très commun.
73 Verdier d'Europe Carduelis chloris Oiseau introduit.  Commun.
74 Bruant jaune Emberiza citrinella Oiseau introduit.  Commun.
75 Étourneau sansonnet Sturnus vulgaris Oiseau introduit.  Très commun.
76 Martin triste Acridotheres tristis Oiseau introduit.  Très commun, mais uniquement sur l'Île du Nord.
77 Cassican flûteur Gymnorhina tibicen Oiseau introduit.  Très commun.
78 Corbeau freux Corvus frugilegus Espèce introduite.  Quelques individus observés.

Autres espèces animales :

Lièvre commun (Lepus europaeus).  

Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus).  

Phalanger Renard (Trichosurus vulpecula).  Cette espèce a été vue très souvent à l'état de cadavre  sur les routes car les Néo-zélandais ne font rien pour l'éviter.  Cet animal a été importé d'Australie et les Néo-Zélandais les nomment "Possums".  À ne pas confondre avec les Opposums, qui sont des animaux originaires d'Amérique.   

Otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande (Arctocephalus forsteri).  Espèce commune, facilement visible.

Otarie à fourrure de NZ

Otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)




Bouton Accueil

Bouton Voyages