LADAKH (Inde)

Masque Thicksey

Une déité du bouddhisme (Photo Danielle Joannès)

Quelques remarques sur le pays

Pour ceux qui ne veulent pas les détails touristiques et qui s'intéressent uniquement à l'observation des oiseaux, cliquer ici.

Décalage horaire : L'Inde a trois d'heures trente d'avance sur notre horaire.


Ladakh

Le Ladakh dans le nord de l'Inde.

Groupe

Une partie de notre groupe

Le Ladakh.  Avec un groupe d'amis, nous nous étions inscrits à un voyage qui devait se dérouler du 09 au 27 juin 2010 au Ladakh, dans le nord de l'Inde. Cette région est située dans l'état du Jammu - Cachemire, à la frontière avec le Pakistan, le Tibet et la Chine.  La capitale, Leh, se trouve dans la vallée de l'Indus, à une altitude de 3500 m environ, au cœur de l'Himalaya.  Il y fait très froid en hiver mais la température est agréable en été et c'est une  région normalement sèche.  Pourtant, deux mois après notre départ, cette partie du pays fut ravagée par des pluies de  mousson exceptionnellement fortes qui causèrent des centaines de morts.

Vallée de l'Indus

La vallée de l'Indus près de Leh (Photo Danielle Joannès)

Le Ladakh est une région où les contacts avec la population sont très faciles même si l'anglais est moins répandu que l'hindi ou d'autres langues locales. Les gens sont pauvres et on y trouve des mendiants, mais en nombre nettement moins important que dans la capitale, New-Dehli.  Le ramassage d'ordures n'est pas systématique fait mais la saleté y est moins repoussante que dans d'autres endroits que nous avons visités en Inde.

Circulation.  Les routes sont de qualité inégale. Il y en a de très belles et il y a aussi des pistes pleines d'ornières.  En ville, la signalisation, quand elle existe, n'est guère respectée et tout le monde klaxonne tout le temps, pour prévenir les piétons ou forcer le passage lors d'un dépassement.  Les camions, très décorés, affichent souvent un "Blow horn" ("klaxonnez") peint à l'arrière.  Les Indiens ne conduisent pas forcément très vite mais ils le font d'une manière très dangereuse et je n'ai jamais vu autant de véhicules récemment accidentés que lors de ce voyage.  Les voitures surchargées côtoient de gros camions, des tracteurs, des vélos, des tricycles, des "rickshaws" motorisés, des cars, des motos, bref tout ce qui peut rouler.  En plus de cela, il faut faire attention aux vaches couchées au milieu de la chaussée, aux singes, aux chiens, aux moutons et aux chèvres, et même, quoique rarement, aux éléphants.  

Dehli

Rickshaws motorisés à Dehli (Photo Danielle Joannès)

Nourriture et boisson.  Nous avons eu l'occasion de manger ce qu'on servait dans les trains et dans les restaurants mais à part quelques fruits achetés dans des marchés locaux, nous n'avons pas osé manger ailleurs que dans les endroits prévus par notre agence de voyage.  La nourriture était bonne mais pas toujours variée.  Nous avons fait une grande consommation de lentilles et de riz (servis en même temps), de poulet et de chapatis (excellentes galettes qui remplacent le pain).  Bien entendu, nous n'avons bu que de l'eau en bouteille et grâce à ces quelques précautions élémentaires, nous n'avons pas été malades. 

Notre voyage.  

08 juin.

Comme nous décollons tôt le lendemain, nous avons décidé de partir pour Roissy un jour plus tôt afin de pouvoir dormir comme d'habitude à l'hôtel Ibis à Roissypôle.  Cet établissement est magnifiquement situé, juste à côté du VAL qui vous permet de vous rendre à n'importe quel terminal en un rien de temps et gratuitement.  En revanche, il est hors de prix si l'on tient compte de la petitesse de la chambre.  Si vous n'avez pas une bonne raison pour y aller, cherchez ailleurs.

09 juin.

Après avoir pris notre petit déjeuner à l'hôtel avec nos amis Martine, Marie-Claire, Huguette et François, nous retrouvons le reste du groupe à l'aéroport.  Nous serons 16 avec notre guide française Lili-Anne.  Après un vol de 7 h 45 mn, nous atterrissons à l'aéroport international Indira Gandhi de New-Dehli. Il fait nuit et assez chaud et notre car nous attend pour nous emmener à l'hôtel.  Cette première visite en Inde nous cause un choc dès notre sortie de l'aéroport.  Nous nous attendions à voir de la pauvreté et à un certain manque d'hygiène mais cela dépassait tout ce que nous avions pu imaginer.  Des familles entières dorment sur le bas-côté de la route, les plus chanceux sur des charrettes, juste à côté des camions et des voitures qui passent en klaxonnant sans arrêt.  Je me demande encore comment ces pauvres gens peuvent trouver le sommeil.  Les ordures jonchent les rues et tout est délabré, jusqu'aux abords du bel hôtel Jaypee Siddarth qui semble être construit au milieu d'un champ de ruines.

Un homme armé d'un fusil se tient près de la porte, nous sommes fouillés et nos bagages passés aux rayons X dans le hall d'entrée.  Il est vrai que des fanatiques musulmans ont attaqué un hôtel  dans ce pays il y a quelque temps.  J'avoue que j'ai un peu de mal à dormir en pensant qu'à quelques dizaines de mètres de là, des centaines de gens dorment sur les trottoirs.

10 juin.

Trois heures trente après nous être couchés, nous devons nous lever pour nous rendre à la gare de chemin de fer.  En sortant de l'hôtel, je vois mes premiers Martins tristes, Corbeaux familiers, Bulbuls à ventre rouge et Milans noirs.  Lors de notre trajet vers la gare au milieu des nombreux motor-rickshaws, ces espèces de tricycles à moteur jaunes qu'on ne peut manquer de remarquer, j'aperçois une dizaine d'Ecureuils palmistes du Nord. Des vaches se promènent dans les rues et se nourrissent des ordures qu'elles trouvent sans mal.  Arrivés à la gare, je note un Calao de Gingi ainsi qu'une Perruche à collier.

Corbeau familier

Corbeau familier

En attendant sur les quais bondés et extrêmement bruyants, nous sommes abordés à plusieurs reprises par des mendiants, souvent gravement handicapés mais il y en a tellement que nous ne pouvons nous en occuper, ce qui nous met très mal à l'aise.  Finalement le Shatabdi Express arrive et nous partons pour Amritsar.  Ce voyage en train est une façon agréable de visiter le pays car on voyage avec la population locale.  Depuis la fenêtre, le paysage monotone défile et nous pouvons voir des détritus le long de la voie pendant plus de 200 km.  Il y a vraiment un problème de ramassage des ordures dans ce pays.  Des gens font leurs gros besoins dans les champs, alignés ici et là, au milieu des cochons et personne ne semble s'en offusquer.  Heureusement, je peux aussi voir des oiseaux de temps en temps, sans pouvoir m'arrêter pour les observer à loisir, forcément.  Il y a de nombreux Hérons gardeboeufs, des Crabiers de Gray, un Vanneau pie, un Vanneau indien, un Ibis à tête noire et plusieurs Drongos royaux.  Nous arrivons à l'hôtel Ritz d'Amritsar en début d'après midi  sous le soleil qui tape.  Après avoir déposé nos valises dans nos chambres, je sors dans le parc de l'hôtel dans l'espoir de voir d'autres oiseaux.  J'y verrai mon premier Souimanga asiatique et une Tourterelle maillée.


Vanneau indien

Vanneau indien

En fin d'après-midi, nous nous rendons à la frontière pakistanaise pour assister à une cérémonie très surprenante qui a lieu tous les jours.  Les Indiens et les Pakistanais se défient en chantant, en dansant (pas les Pakistanais), en criant des slogans nationalistes et en faisant défiler des soldats qui se montrent agressifs par gestes.  Dans chacun de ces pays, on hisse son drapeau, on ouvre les grilles de la frontière pour les refermer en les claquant quelques instants plus tard, le tout dans une ambiance finalement très festive proche de celles qu'on trouve lors de matches de football.  Les deux soldats "ennemis" se serrent heureusement la main à la fin de ce spectacle, car c'est bien de cela dont il s'agit, et  tout le monde rentre chez soi au milieu d'un brouhaha indescriptible.  Pour avoir une meilleure idée de cette ambiance, cliquez ici.

11 juin.

La journée commence par une visite du temple de Durgiana où il faut se déchausser.  Nous aurons à le faire des dizaines et des dizaines de fois au cours de notre périple.  Nous allons ensuite à Jallian Walla Bagh, situé dans un parc à Amritsar.  C'est un lieu de triste mémoire où l'occupant anglais a mitraillé la foule faisant 1200 victimes dont 379 morts en 1919.  Pendant la visite de ce mémorial, nous avons l'occasion de nous rendre compte combien les Indiens sont généralement sympathiques et attachants.  Ils se laissent volontiers photographier ou nous demandent s'ils peuvent nous photographier pour garder un souvenir de ces étrangers qui viennent de si loin pour visiter leur pays. Comme nous sommes au Penjab, les Sikhs de sexe masculin portant leur turban et les femmes vêtues d'un pantalon et d'une tunique offrent un spectacle très pittoresque.  Dans ce parc, je vois un Pic du Bengale se poser sur un arbre tout proche.  Une nouvelle coche!

Nous quittons cet espace de calme pour retrouver les rues bruyantes où la foule se presse, souvent en direction du fameux Temple d'Or que nous allons visiter.  Ce haut lieu de la religion Sikh est absolument magnifique et nous fait vite comprendre à quel point la spiritualité est importante dans ce pays.  Les gens font la queue pour se rendre dans le saint du saint, sous un soleil de plomb.  Des chants religieux sont entonnés et se répercutent entre les grands bâtiments blancs recouverts d'or.  C'est vraiment un spectacle saisissant.  


Temple d'Or

Le Temple d'Or (Photo Danielle Joannès)

Le guide nous avait demandé de ne pas emporter de sac pour ne pas perdre de temps lors des fouilles et nous n'avions pas d'eau.  Le marbre était brûlant sous nos pieds nus et nous nous sommes vite déshydratés car il faisait plus de 40°C.  Finalement un membre du groupe s'évanouit, victime d'un malaise fort heureusement sans gravité.  Certaines personnes se baignent pour se purifier dans les bassins au milieu de l'immense cour tandis que d'autres font la queue pour profiter d'un repas gratuit offert à qui le veut.  Des centaines de bénévoles participent d'une manière ou d'une autre à l'élaboration de ce repas.  

Indifférent à tout ce tohu-bohu, un Cormoran de Vieillot est posté au sommet d'un petit édifice de marbre.  

Cormorant de Vieillot

Cormoran de Vieillot

Après avoir visité cet endroit, nous retournons à l'hôtel pour nous restaurer et nous reposer un peu.  J'en profite pour faire une sortie dans le parc de l'hôtel, en restant à l'ombre autant que possible.  C'est ainsi que je vois un Barbu à plastron rouge se poser au sommet d'un arbre ainsi que plusieurs Perruches à collier.

Barbu plastron rouge

Barbu à plastron rouge

Dans la soirée, nous retournons au Temple d'Or pour assister à une cérémonie religieuse haute en couleurs qui nous a beaucoup marqués et lors de laquelle nous avons pu nous rendre compte de la ferveur des Sikhs.  Les gens se bousculaient pour pouvoir approcher ceux qui avaient le privilège de porter un palanquin contenant un livre saint.  C'est dans ce lieu sacré que les Indiens ont réprimé dans le sang une révolte des Sikhs qui voulaient un Penjab indépendant.  Ici comme ailleurs, la politique et la religion ne font pas toujours bon ménage.


Temple d'Or

Le Temple d'Or (Photo Danielle Joannès)

12 juin.

Nous partons pour Dharamsala, la ville où le Dalaï Lama s'est réfugié pour échapper à la répression chinoise.  La circulation est intense et les Indiens conduisent en prenant tous les risques.  Il paraît qu'il faut klaxonner pour prévenir le camion que l'on veut dépasser et aussi éventuellement les piétons pour qu'ils s'écartent.  Comme il y a beaucoup de camions à dépasser et qu'en plus des piétons on trouve de tout sur les routes, tout le monde klaxonne sans arrêt et ces avertissements ne servent plus à rien.  Avec un peu de chance et l'habitude de nos chauffeurs, nous réussissons à ne pas avoir d'accident.  Ce n'est pas le cas de tout le monde si l'on en juge par les restes de véhicules accidentés que l'on voit de temps à autre.  Malgré cela, j'ai l'occasion de voir un Calo de Gingi en cours de route et 7 ou 8 Cratéropes de brousse lors d'un arrêt près de Pathankot.  Il fait 42°C mais cela ne m'empêche pas de sortir du restaurant pour aller voir de plus près un couple de Souimangas asiatiques qui vient butiner sur un arbre fleuri.  

Le dossier du siège que j'occupe dans notre véhicule tout terrain cède et il faut se serrer un peu plus pour voyager mais nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur.  Nous finissons par arriver à Kangra où nous voyons quelques Macaques rhésus se promener dans le fort.  La vue est belle sur les montagnes et la vallée et cette petite visite sous l'orage qui menace me permet de trouver une Mésange montagnarde, qui ressemble fort à notre Mésange charbonnière, en plus pâle.  Deux Vautours percnoptères tournoient dans le ciel et je coche mon premier Bulbul à oreillons.

La route grimpe de plus en plus jusqu'à notre arrivée à Dharamsala.  L'atmosphère est à présent différente.  Il y a beaucoup de monde dans les ruelles, notamment des bonzes tibétains et la température est nettement plus fraîche.  Nous avons une superbe vue sur la vallée depuis l'hôtel Surya McLeod, presque aussi belle que celle que doit avoir ce Macaque perché tout en haut d'un conifère.  Ces singes sont vraiment étonnants.  Le soir, au repas, nous apprenons que la route de montagne que nous devons prendre pour aller au Ladakh est bloquée par la neige.  Cela s'annonce mal.


Dharamsala
Dharamsala (Photo Danielle Joannès)

13 juin.

Nous sommes en montagne et je vois mes premiers Grands Corbeaux.  Différents types de corvidés sont présents en ce lieu et la distinction entre tous ces oiseaux noirs n'est pas toujours simple.  Il est bien plus facile de reconnaître le Shama dayal, cet oiseau noir et blanc qui est assez confiant et se poste bien en évidence.  J'ai également le temps de bien voir un Alcipe de Hodgson et un Corbeau à gros bec avant d'aller visiter la ville et de passer par le musée du Tibet et Tsuglagkhang, le lieu de résidence du Dalaï Lama. Notre guide nous apprend bien des choses sur le gouvernement tibétain en exil et nous approfondissons notre connaissance de la culture de ce peuple opprimé. Lors de la visite du temple de l'institut Norbulingka, très bien situé au milieu de grands arbres, j'observe un Garrulaxe ocellé et un Gobemouche bleuâtre.

Les nouvelles en provenance du Ladakh sont mauvaises : il pleut beaucoup à Leh et les cols sont bloqués par des avalanches.  L'aéroport est fermé et il faut modifier le programme prévu.

Après le repas, nous visitons une fabrique de thé ainsi que l'église de St-John-in-the-Wilderness où est enterré Lord Elgin.  Dans la forêt toute proche, je vois mon premier Arrenga siffleur.  De retour à l'hôtel, je fais un petit tour dans la ville puis je m'éloigne un peu de la foule pour me promener près d'un petit bois.  Je trouve un couple de Moineaux rutilants ainsi qu'un Barbu géant qui semble nicher dans un trou d'arbre et également une Tourterelle tigrine

14 juin.

Je commence la journée par une coche : je vois un Pouillot à tête grise depuis la fenêtre de ma chambre avant de partir visiter le musée tibétain puis la faculté de médecine tibétaine à Dharamsala.  Non loin de là, un Bulbul à joues blanches se laisse admirer quelques instants.  Nous reprenons la route et lors d'un arrêt, je découvre un Barbu géant et deux Perruches Alexandre.  Elles ressemblent beaucoup à la Perruche à collier, surtout lorsque le critère de la taille ne peut être estimé.  Heureusement, son cri est différent.  Nous faisons un arrêt au temple de Baijnath pour y voir de belles sculptures et approfondir nos connaissances sur les différentes religions de cet immense pays.  


Baijnath

Baijnath (Photo Danielle Joannès)

Dans la région de Mandi, j'observe un Tarier pie posé bien en évidence sur un fil électrique.  

La façon de conduire des Indiens est toujours aussi dangereuse y compris dans un tunnel non éclairé à la chaussée très dégradée et nous sommes très contents d'arriver sains et saufs à Manali à l'hôtel Regis Mayflower.  Il est plus de 22 h.

15 juin.

La nuit a été reposante, l'hôtel est agréable et nous sommes donc prêts à visiter le temple d'Hadimba Devi, entièrement construit en bois.  Nous apprenons que nous ne pourrons rejoindre le Ladakh par le col prévu car la météo ne s'est pas arrangée, bien au contraire.  Pour admirer quand même le paysage de montagnes, nous montons donc le col de Solang jusqu'à une barrière qui nous interdit de passer.  Au bord de la route, nous voyons des familles entières qui travaillent à restaurer les routes : les hommes  cassent les cailloux à la masse, les femmes les transportent sur le dos et les très jeunes enfants jouent dans la poussière.  

Il pleut lorsque nous arrivons à Naggar où nous visitons le musée d'art populaire et l'ancien fort qui est à présent un très bel hôtel d'où nous avons une fort belle vue malgré la pluie qui tombe fort.  Des femmes et des enfants travaillent dans les rizières et lors d'un arrêt, nous sommes surpris de voir que le cannabis pousse au bord de la route comme du chiendent.  

Rizière

On plante le riz (Photo Danielle Joannès)

Nous sommes de retour à Manali dans la soirée mais nous ne pouvons rester dans le même hôtel à cause des changements intervenus dans notre programme. Nous dormirons donc à l'hôtel Holiday Home International.  Correct, sans plus.

16 juin.

Nous poursuivons notre route et lors d'une pause, je peux voir un Traquet variable et un Rougequeue noir.  Pour ce dernier, j'ai du mal à croire qu'il s'agisse de la même espèce que celle que nous voyons en France tant elle me semble différente.  Elle ressemble davantage au Rougequeue à front blanc mais mon guide est formel.  

Rougequeue noir

Rougequeue noir

La route est bordée de hautes montagnes et au-dessus de l'une d'entre elles je peux apercevoir un Vautour de l'Himalaya.  Les couvertures alaires sont vraiment très claires.  Nous faisons un petit arrêt dans un marché local où l'on peut acheter de très beaux fruits.  Sur un arbre tout proche je vois 6 perruches dont plusieurs Perruches à tête prune.  


Perruche à tête prune

Perruches à tête prune : une femelle à gauche et deux mâles à droite


Nous repassons par le tunnel utilisé deux jours plus tôt et continuons jusqu'à Rewalsar pour y visiter quelques temples et faire le tour d'un petit plan d'eau.  Cette petite bourgade est très agréable d'autant que la pluie a cessé et la promenade entre les temples plus colorés les uns que les autres est très dépaysante.  Le coiffeur coupe les cheveux presque sur le trottoir et les Macaques rhésus sautent d'un toit à l'autre en faisant toutefois attention aux chiens qui traînent dans les rues et qui les poursuivent à chaque fois qu'ils le peuvent.  


Macaques rhésus

Macaques rhésus (Photo Danielle Joannès)

Les gens sont toujours aussi accueillants et je peux facilement engager la conversation avec un Sikh, très reconnaissable à son turban bleu et sa tenue blanche.  Il tente de me convaincre que sa religion est bien meilleure que celle des hindouistes. La visite du temple est rapide si l'on tient compte du temps qu'il faut pour nouer un foulard sur la tête et enlever ses chaussures.  Lors de notre retour à Mandi, depuis la terrasse de l'hôtel Munish Resort qui domine la vallée, je peux voir trois Perruches Alexandre, une dizaine de Perruches à collier, un Shama dayal, un Souimanga asiatique, un Tarier pie et plusieurs Hirondelles pâles.

17 juin.

Il faut à présent retourner vers Chandighar puisque le col menant au Ladakh est toujours bloqué par la neige.  En attendant que les bagages soient chargés sur les toits des voitures, je vois les mêmes oiseaux que la veille mais j'ai en plus la chance de voir passer un oiseau arborant une magnifique longue queue rousse.  Le Souimanga queue-de-feu porte vraiment bien son nom.  Une Tourterelle maillée est posée sur un fil électrique et dans le ciel tournoie un Aigle botté.  

Shama Dayal

Shama dayal

Nous sommes toujours dans une région montagneuse et des travaux dans un col nous font perdre beaucoup de temps.  Des centaines de camions se trainent à 5 km par heure, crachant une épaisse fumée noire.  Les mécaniques sont soumises à rude épreuve et les pannes sont nombreuses. Certains chauffeurs, couchés sous le moteur au milieu de la route tentent de réparer leurs véhicules.  Nous finissons par arriver à la gare de Chandighar où nous prenons une fois de plus le Shatabdi Express pour Dehli.  Nos bagages sont soigneusement vérifiés par les services de sécurité.  Cette fois-ci, le train est plus moderne et le service tout à fait correct à bord.  Évidemment, il faut aimer la nourriture épicée.  Chandighar, contrairement à bien d'autres villes indiennes que nous avons traversées présente de longues avenues très propres.  Il fait à nouveau très chaud et nous aimerions prendre une bonne douche.  Il est presque minuit quand nous arrivons à l'hôtel Saptagiri à Dehli.  Le quartier n'est pas reluisant mais l'hôtel est impeccable.  Dommage qu'il faille le quitter à 4 h 30 du matin après un petit déjeuner vite expédié et une nuit extrêmement courte.

18 juin.
Départ très matinal pour  l'aéroport où je vois un Vanneau de Malabar.  Il fait déjà 34°C à 6 h 30 mais nous savons qu'il fera une température plus supportable au Ladakh.  Nous sommes très bien placés près d'un hublot et pouvons ainsi profiter au maximum de la vue sur l'Himalaya car le ciel est à présent bien dégagé.  A l'aéroport Kuchok Bakula Rimpoche, nous sommes à 3800 m d'altitude et faisons attention à ne pas faire d'effort violent que nous payerions immédiatement. On nous accueille de façon traditionnelle à l'hôtel Noble House à Leh, la capitale, et nous savourons notre tasse de thé dans le jardin.  J'entends chanter un Pouillot montagnard, le premier d'une longue série, et j'admire les montagnes qui nous entourent.  Nous restons couchés une bonne partie de la matinée pour nous habituer à l'altitude.  L'après-midi nous partons visiter le Shanti Stupa et le monastère de Samkar qui dominent la ville.  Notre guide local, d'origine tibétaine est très sympathique et très serviable.

Leh

Leh (Photo Danielle Joannès)

19 juin.
Nous nous habituons bien à l'altitude et après le petit-déjeuner nous visitons successivement le palais de Stock et le monastère de Matho.  Nous avons aussi de la chance de tomber sur une fête locale non prévue au programme où les participants arborent fièrement leurs costumes traditionnels.  Les coiffes des femmes sont magnifiques et nous pouvons nous mêler à la foule sans aucun problème.  C'est un vrai plaisir de se promener en ce lieu où les contacts sont aussi spontanés et faciles.  

Costumes Ladakh

Costumes locaux (Photo Danielle Joannès)

Nous retournons ensuite à Leh pour le déjeuner et la visite de l'ancien palais qui se voit à des km à la ronde.  Les architectes de cet édifice imposant se sont inspirés  des méthodes de construction en vigueur à cette époque au Tibet tout comme cela a été fait pour le célèbre Potala de Lhassa construit une cinquantaine d'années plus tard.

20 juin.

Nous commençons par une visite du monastère de Spithuk où nous avons la chance de pouvoir voir comment des moines confectionnent un mandala.  Ce tableau extraordinaire est le fruit d'un travail méticuleux fait avec différentes couleurs en poudre.  Une fois béni par les moines, il sera entièrement détruit, ce qui est peut-être une manière de mettre en relief la vanité de toute chose en ce bas monde.  Nous nous rendons ensuite au Palais de Shey, accroché au sommet d'une colline.  Comme il est situé non loin d'un plan d'eau, j'en profite pour sauter cette visite et faire un peu d'observation.  J'ai de la chance car je peux voir un couple de Faucons hobereaux chasser non loin de moi.  Un couple de Bergeronnettes citrines se laisse également bien observer de près. Sur le plan d'eau, je trouve un Dendrocygne siffleur et quelques oiseaux plus communs pour moi.  

Enfants au Ladakh

Une rencontre sympathique au bord de la route


La journée se poursuit avec la visite du palais de Thicksey qui ressemble lui aussi au Potala du Tibet.  Les paysages sont magnifiques.  La plaine est gris beige, les fonds de vallée d'un vert éclatant, les montagnes striées de gris vert et de brun, les sommets enneigés et le ciel d'un bleu pur est orné de petits cumulus blancs.  

Thicksey

Le palais de Thicksey (Photo Danielle Joannès)

Notre guide local nous fait bénéficier d'un privilège rare.  Nous pouvons visiter, hors programme, une des résidences du Dalai Lama, ce dont nous profitons au maximum car nous sommes seuls et libres d'aller où nous voulons.

21 juin.

Cette journée a été essentiellement consacrée au festival d'Hemis qui est en quelque sorte une cérémonie publique, haute en couleurs, destinée à chasser les mauvais esprits.  Elle se déroule dans un monastère et attire une foule nombreuse.  Les autochtones revêtent leurs habits régionaux qui sont déjà très surprenants pour les touristes que nous sommes mais ils sont bien ternes à côté des extraordinaires costumes et masques que portent les acteurs de la fête.


Hemis

Festival d'Hemis (Photo Danielle Joannès)

Les danses, très lentes, se succèdent dans une cour intérieure au son des trompes et des petits tambours tic-tac.  Les gens sont amassés tout autour jusque sur les toits du monastère.  

Costume Hemis

Un danseur au festival d'Hemis (Photo Danielle Joannès)

Une fois le spectacle terminé, nous essayons de quitter ces lieux sans nous faire écraser par la foule qui pousse et presse sans ménagement.  Nous évitons de peu de chuter à plusieurs reprises mais nous finissons par retrouver nos véhicules garés plus bas.

22 juin.

Nous allons quitter Leh pour deux jours et dormir sous tente en altitude.  Après une visite du monastère de Phyang situé au milieu de paysages superbes, nous reprenons nos véhicules tout-terrain.  

Phyang

La région de Phyang (Photo Danielle Joannès)


Nous sommes en altitude et les oiseaux sont à présents très différents de ceux que j'avais pu observer en plaine.  Les Chocards à bec jaune sont nombreux, les Craves à bec rouge aussi et les Traquets motteux se dressent sur les rochers comme en Europe.  Nous poursuivons notre route et visitons successivement le monastère de Likir puis le temple d'Alchi.  A force de voir des temples, nous comprenons un peu mieux les différentes religions pratiquées par les habitants de cet immense pays qu'est l'Inde.  

Chocard à bec jaune

Chocard à bec jaune


Nous arrivons au camp d'Uletokpo situé au-dessus de l'Indus, ce fleuve qui deux mois plus tard, allait ravager cette région ainsi que le Pakistan tout proche. Nos tentes sont comparables à des yourtes et reposent sur des socles de béton.  Le confort est sommaire mais nous n'aurons pas froid sous nos couvertures.  Je me rends au bord de l'Indus dans la soirée et j'en profite pour observer quelques Tourterelles orientales, des Arrengas siffleurs et 6 Serins à front rouge.  Sur les montagnes au loin, le guide local nous fait voir des Grands Barhals, que l'on appelle aussi Moutons bleus.  Je regrette de ne pas avoir pu emporter ma longue-vue.

Indus et Zanskar

Confluent Indus - Zanskar (Photo Danielle Joannès)

23 juin.

Je me suis levé très tôt dans l'espoir de voir quelques oiseaux dans ce nouveau site et cela a bien été le cas.  J'ai pu voir dans d'excellentes conditions une Perdrix choukar chanter sur une barre rocheuse toute proche, bientôt suivie par un Arrenga siffleur, des Chocards à bec jaune et une Tourterelle orientale.  En scrutant les montagnes, j'ai pu apercevoir 5 Grands Barhals se nourrir sur les pentes dénudées.  Plus tard dans la journée, nous nous sommes rendus au monastère de Lamayuru situé dans un cadre grandiose.  Non loin de là, on pouvait voir quelques yaks et des dzohs, qui sont des hybrides de vache et de yaks.  

Arrenga siffleur

Arrenga siffleur

Perdrix choukar

Perdrix choukar

Pour nous consoler de ne pas avoir pu nous rendre aux cols initialement prévus dans le programme, on nous propose de monter jusqu'au col de Fotula qui culmine à 4108 m, ce que nous acceptons bien volontiers.  

Fotula pass

La route menant au Col de Fotula (Photo Danielle Joannès)


La route est en mauvais état, très tortueuse et bordée de précipices mais le paysage est fantastique.  Il faut parfois s'arrêter pour laisser passer les convois militaires qui se rendent vers la frontière du Pakistan mais nous ne sommes pas pressés. Nous faisons demi-tour par la même route et visitons le monastère de Rizong situé à flanc de montagne, au fond d'une vallée, ainsi qu'une école de bonzesses.  Elles vivent dans des conditions spartiates mais leurs familles n'ont ainsi plus à subvenir à leurs besoins.  Les journées commencent tôt pour elles et se finissent assez tard.  Ce fut un spectacle vraiment surprenant de les entendre psalmodier des textes religieux à tue-tête, assises par terre.  

Le soir, les Grands Barhals étaient encore au même endroit que le matin.

24 juin.

Une sortie matinale dans le camp d'Uletokpo produit les mêmes oiseaux que ceux vus précédemment.  Nous retournons vers Leh et en cours de route, dans la région de Saspol, je peux voir un vol de 3 Pigeons des rochers ainsi qu'une Huppe fasciée.  Au fort de Basco, qui domine une superbe vallée, nous sommes survolés par un Aigle royal puis, dans la région de Nimmu par un Aigle botté et de nombreux Craves à bec rouge.  Lorsque nous sommes de retour dans la région de Leh nous longeons l'Indus et faisons une pause pour le voir de plus près.  Un camion militaire qui arrivait trop vite manque de nous écraser et s'arrête en travers de la route, à quelques centimètres du ravin.

Aigle royal

Aigle royal


Crave à bec rouge

Crave à bec rouge

De retour à l'hôtel, j'ai enfin la chance de pouvoir admirer de près un Pouillot montagnard, ce qui me permet de voir qu'il est quand même différent du Pouillot véloce, même si son chant est très semblable.

25 juin.

Nous reprenons l'avion pour Dehli aujourd'hui et les contrôles à l'aéroport sont extrêmement stricts.  Tous les sacs sont vidés, les étuis ouverts et nous subissons 3 fouilles à corps.  On nous a même prévenus que les piles de rechange sont confisquées et il faut donc les placer dans les valises.  On a visiblement peur des terroristes ici et quand on se souvient des attaques perpétrées contre un hôtel de Dehli il y a quelques années, on comprend pourquoi. La météo est bien plus mauvaise qu'à l'aller et nous ne voyons absolument rien de l'Himalaya pendant le vol.  

Martin triste

Martins tristes

Nous retrouvons la chaleur suffocante de la capitale, les mêmes oiseaux et le même hôtel.  Pendant une rapide visite de la ville, j'ai la chance d'apercevoir un Pic à ventre blanc depuis le bus mais rien de neuf du côté ornithologique à part cela.  Nous dégoulinons de sueur dans le musée national et nous essayons de nous placer sous les ventilateurs pour obtenir un peu d'air frais.  Peine perdue.  La fraîcheur de la climatisation de l'hôtel sera la bienvenue.

26 juin.

C'est notre dernier jour en Inde et il sera consacré à la visite d'autres édifices religieux.  Je commence à saturer un peu mais il faut reconnaître que la fatigue joue son rôle car les bâtiments sont absolument magnifiques.  Nous visitons la mosquée  Jamma Masjid, non prévue au programme, et j'aurais mieux fait de rester dans le bus car c'est le seul endroit où nous avons été mal accueillis en Inde.  Quelques jeunes se sont fait menaçants et ont eu un comportement pour le moins grossier.  Heureusement, un homme plus âgé et visiblement influent a mis fin a leurs agissements mais l'ambiance n'était plus la même.  

La misère est toujours aussi visible sur les trottoirs de la ville et les ordures toujours aussi nombreuses.  Le seul avantage pour moi est que cela attire des centaines de Milans noirs au-dessus de ce quartier.  La visite du musée de l'Artisanat et du Tissage à main a été un moment fort et les pièces exposées étaient toutes de purs chefs-d'œuvre.  Un vrai régal pour les yeux.  L'air chaud et humide annonçait la venue prochaine de la mousson et comme le jour précédent, nous sommes restés plantés sous les ventilateurs, ce que je regretterai quelques jours plus tard car ce fut le facteur déclenchant d'une belle bronchite.

Nous avons poursuivi notre chemin en ville et visité le temple hindou de Birla qui est un monument absolument magnifique tant sur le plan des couleurs que de l'architecture.  

Temple de Birla

Temple hindou de Birla

Le temple sikh, Gurudwara Sisganj, est lui aussi un édifice qu'il ne faut pas manquer.  Assis par terre, nous avons pu assister à la cérémonie religieuse ponctuée de chants particulièrement poignants.

Temple sikh

Temple sikh de Gurudwara Sisganj

Nous nous rendons ensuite à l'aéroport où nous pensions dépenser nos quelques roupies restantes mais il nous fut impossible d'acheter des souvenirs car les commerçants n'acceptaient que des dollars US.

27 juin.

Nous sommes partis peu après minuit et arrivés à Paris 8 h 40 plus tard.  Je n'ai jamais trouvé la France aussi propre ni aussi riche.  

LISTE DES ESPÈCES AVIENNES

La liste suit l'ordre du livre "Birds of Northern India de Richard Grimmett et Tim Inskipp publié chez Help Field Guides (2003). C'est un bon guide, très pratique sur le terrain.  Il en existe un autre, plus volumineux que l'on m'avait offert (merci encore à Marie-Paule et Marie-Chantal) et dont je m'étais servi avant de partir.  Il s'agit de l'ouvrage d'Otto Pfister "Birds & Mammals of Ladakh" publié chez Oxford (2004).  C'est un ouvrage très complet, sur les oiseaux et les mammifères du Ladakh seulement, agrémenté de photos et non de dessins.

01Perdrix choukarAlectoris chukarVue quelques fois au Ladakh dans des sites rocailleux.
02Dendrocygne siffleurDendrocygna javanicaVu à Shey, à 3800 m d'altitude.
03Canard colvertAnas platyrhynchosQuelques hybrides vus à Shey.
04Pic à ventre blancDryocopus javensisVu une seule fois à Dehli.
05Pic du BengaleDinopium benghalenseVu une seule fois à Dehli.
06Barbu géantMegalaima virensVu à deux reprises dont un individu apparemment nicheur à Dharamsala.
07Barbu à plastron rougeMegalaima haemacephalaVu une seule fois, à Dharamsala.
08Calao de GingiOcyceros birostrisVu une fois à Dehli.
09Huppe fasciéeUpupa epopsVue à plusieurs reprises au Ladakh.
10Perruche AlexandrePsittacula eupatriaEspèce assez commune, difficile à distinguer de la Perruche à collier quand le critère de taille n'est pas évident.
11Perruche à collierPsittacula krameriEspèce commune.
12Perruche à tête prunePsittacula cyanocephalaUn petit groupe vu près d'un marché local.
13Martinet noirApus apusPeu vu.
14 Pigeon biset Columba livia Très nombreux en ville et présents aussi dans des parois rocheuses.
15 Pigeon des rochers Columba rupestris Un petit groupe observé en altitude.
16 Tourterelle orientale Streptopelia orientalis Espèce assez commune au Ladakh.
17Tourterelle mailléeStreptopelia senegalensisQuelques individus.
18 Tourterelle tigrine
Streptopelia chinensis Assez peu vue.
19 Tourterelle turque
Streptopelia decaocto Oiseau commun dans la région d'Amritsar.
20 Gallinule Poule-d'eau Gallinula chloropus Vue à Shey, en altitude.
21 Foulque macroule Fulica atra Vue à Shey, en altitude.
22 Vanneau de Malabar Vanellus malabaricus Vu à l'aéroport de Dehli.
23 Vanneau pie Vanellus duvaucelii Deux individus observés dans la région de Dehli.
24 Vanneau indien Vanellus indicus Commun dans la région de Dehli.
25 Milan noir Milvus migrans Très commun, notamment en ville.
26 Vautour percnoptère Neophron percnopterus Vu à plusieurs reprises.
27 Vautour de l'Himalaya Gyps himalayensis Deux individus observés sur les crêtes dans la région de Mandi.
28 Epervier shikra Accipiter badius Observé plusieurs fois.
29 Epervier d'Europe Accipiter nisus Observé une fois.
30 Aigle royal Aquila chrysaetos Un individu cerclant au-dessus du fort de Basco.
31 Aigle botté Hieraetus pennatus Observé à plusieurs reprises.
32 Faucon hobereau
Falco subbuteo
Deux individus en chasse à Shey.
33 Cormoran de Vieillot Phalacrocorax niger Quelques individus dont un sur un des édifices du temple d'Amritsar.
34 Aigrette garzette Egretta garzetta Très commune.
35 Héron cendré Ardea cinerea Vu quelques fois.
36 Héron gardeboeufs Bubulcus ibis Très commun.
37 Crabier de Gray Ardeola grayii Assez commun.
38 Ibis à tête noire
Threskiornis melanocephalus
Vu à quelques reprises.
39 Pie bavarde Pica pica Commune mais vue uniquement au Ladakh.
40 Crave à bec rouge Pyrrhocorax pyrrhocorax Commun au Ladakh.
41 Chocard à bec jaune
Pyrrhocorax graculus Commun au Ladakh.
42 Corbeau familier
Corvus splendens
Très commun.
43 Corneille noire Corvus corone Commune.
44 Corbeau à gros bec Corvus macrorhynchos Assez commun.
45 Grand Corbeau Corvus corax Très commun.
46 Drongo royal
Dicrurus macrocercus
Très commun.
47 Arrenga siffleur Myophonus caeruleus Assez commun en altitude.
48Gobemouche bleuâtreCyornis unicolorVu à plusieurs reprises.
49Shama dayalCopsychus saularisCommun.
50Rougequeue noirPhoenicurus ochruros phoenicuroidesCommun.  Différent du taxon que l'on voit en Europe.
51 Traquet motteux Oenanthe oenanthe Commun en altitude.
52 Traquet variable Oenanthe picata Vu une seule fois dans la région de Manali.
53 Tarier pie Saxicola caprata Assez commun.
54 Martin triste Acridotheres tristis Très commun et pas triste du tout.
55 Mésange noire Parus ater Peu vue.  En altitude
56 Mésange charbonnière Parus major Assez peu vue.  Au Ladakh.
57 Mésange montagnarde
Parus monticolus
Quelques individus au Ladakh.
58 Hirondelle pâle Riparia diluta Assez commune.
59 Hirondelle de rochers Hirundo rupestris Quelques individus.
60 Hirondelle rustique Hirundo rustica Assez peu vue.
61 Hirondelle de fenêtre
Delichon urbica
Assez peu vue.
62 Bulbul à oreillons blancs Pycnonotus leucotis Quelques individus.
63 Bulbul à joues blanches Pycnonotus  leucogenys Commun.
64 Bulbul à ventre rouge Pycnonotus cafer Très commun.
65 Fauvette babillarde Sylvia curruca Vue une seule fois, au Ladakh.
66 Pouillot montagnard Phylloscopus sindianus On l'entend partout au Ladakh.
67Pouillot à tête griseSeicercus xanthoschistosUn individu observé à Dharamsala.
68Garrulaxe ocelléGarrulax ocellatusDeux individus observés à Dharamsala.
69Cratérope de brousseTurdoides striatusUn petit groupe seulement.
70Alcippe de HodgsonAlcippe vinipectusUn individu à Dharamsala.  Il m'a fait penser à un Pinson des arbres.
71Souimanga asiatiqueNectarinia asiaticaTrès commun.
72Souimanga queue-de-feuAethopyga ignicaudaUn individu observé à Mandi.
73

Moineau domestique

Passer domesticus Commun.
74 Moineau rutilant Passer rutilans Quelques individus observés à Dharamsala.
75 Bergeronnette citrine Motacilla citreola Deux individus observés à Shey.
76 Serin à front rouge Serinus pusillus De petits groupes à Uletokpo, en altitude.
77 Bruant fou Emberiza cia Un mâle observé dans le Col de Solang.



AUTRES ESPÈCES ANIMALES :


Kali

Une représentation de Kali (Photo Danielle Joannès)




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